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Commentaires

Mardi 27 novembre 2007

Abracadabrantesque situation, absolument typique de notre beau pays de la Logique et de la Raison Pure.

2 000 internes, première promotion du DES (diplôme d'études spécialisées) de médecin générale, ne peuvent obtenir la validation de leur diplôme.

Ce faute d'enseignants titulaires en médecine générale !

Il est vrai que nos brillantes, ubuesques, shadockiennes autorités n'ont pas eu le temps de s'organiser, la création du DES ne datant que de ... 2004 !!!

La validation opérée par certaines facs pourraient être juridiquement invalide, ne se déroulant pas dans les conditions prévues par la loi : nécessité de deux enseignants titulaires de la spécialité.

Certaines facs exigent donc tout logiquement (!!!) la ré-inscription pour une année supplémentaire.

La Conférence des doyens propose de mettre en place la possibilité de délivrer des attestations provisoires.

Je ne sais s'il faut hurler de rire ou de rage ???

par le toubib publié dans : point de vue
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Mardi 27 novembre 2007

Lu dans dans la presse professionnelle les compte-rendus succincts de deux études concernant des médicaments contre le cholestérol.

La première, étude Corona, portait sur la rosuvastatine (Crestor° de son nom commercial). Elle impliquait 5 000 patients âgés de 73 ans en moyenne, porteur d'une insuffisance cardiaque systolique d'origine ischémique de classe II à IV.

Malgré une forte baisse du LDL-cholestérol (le "mauvais"), - 34%, il n'a été obtenu après presque 3 ans d'étude aucune modification de décès cardio-vasculaires, d'infarctus du myocardes ou d'AVC (accident vasculaire cérébral).

Les auteurs se rabattent sur la bonne tolérance pour trouver du positif à mettre en avant !

L'autre étude, Illuminate, a vu la parution de ses données définitives. Plus de 15 000 patients supposés à risques cardio-vasculaires ont été traité par torcétrapib, une nouvelle classe thérapeutique, augmentant notablement le HDL-cholestérol (le"bon"), jusqu'à plus de 70%.

Cette étude a été arrêtée prématurément : on comprend pourquoi, avec + 25% d'évènements cardiovasculaires et + 58% de mortalité à un an (infections, cancers, ...).

La molécule est un inhibiteur de la Cetp, et la question est donc valable pour l'ensemble de cette voie de recherche, qui consiste à chercher à augmenter le supposé "bon" cholestérol.

Rappel :
- les "bon" et "mauvais" cholestérol n'ont pas de corrélation prouvée avec la mortalité totale (= espérance de vie)

- les molécules ayant les meilleures preuves d'efficacité sont simvastatine et pravastatine; elles ont le tort énorme pour les industriels d'être toutes deux génériquées.

par le toubib publié dans : médicaments, techniques, examens
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Lundi 26 novembre 2007

Revu samedi matin Pierre, 14 ans, patient habituel, avec le résultat de sa radio des genoux.

Il était venu consulter pour douleur à ce niveau lors d'activités sportives, ou de marche un peu longue ou un peu rapide.

Bien sûr, dès l'interrogatoire, j'avais posé l'hypothèse d'un Osgood-Schlatter : en gros, inflammation osseuse lors de la croissance.

Cela fait toujours grand manitou devinatoire, mais en pratique, des douleurs à cet endroit à cet âge, il y a 99% de probabilité que ce soit ça.

Donc il revient avec la confirmation radiologique.

Et le traitement est simple : du repos, du repos, du repos. Et à partir de là, on a une moitié des patients concernés qui saute de joie (mentalement : la douleur aux genoux est toujours là !) à l'idée de la dispense de sport qui s'annonce pour 3 mois, 6 mois, plus peut-être; et l'autre moitié qui fait une tête d'enterrement à l'idée de se retrouver clouer au sol, sans aucune activité possible ou presque. Parce qu'en dehors de la natation, il n'y a pas beaucoup de sports qui se pratiquent sans impact sur les genoux.

Pierre fait partie de la deuxième catégorie; et sa mère qui l'accompagne me demande si vraiment il n'y a pas moyen, un peu, à peine ... ou un traitement médicamenteux, de la kiné, ...

Malheureusement pour lui, c'est non et non : toute sollicitation intempestive retardera d'autant la guérison, le seul traitement c'est le temps.

La chose à espérer, c'est qu'il sera raisonnable, et ne viendra pas dire dans 3 mois "tout va bien" pour pouvoir reprendre au plus vite, avec la certitude alors si ce n'est pas vrai de repartir en arrière, pour plus longtemps encore.

C'est ce que j'explique très clairement au patient et à sa mère.

Pierre fait franchement la tête.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Lundi 26 novembre 2007

Lu dans la presse professionnelle que l'article portant sur l'adaptation des conditions de l'IVG a été après moults débats adopté au sénat, et devrait donc se retrouver dans la loi pour 2008.

Il s'agit en l'occurence de donner la possibilité aux centres de planning familial de pratiquer les IVG médicamenteuses, avec l'espoir de raccourcir les délais d'attente actuellement existants.

Il y a trois ans, cette possibilité avait été donné aux médecins en ville, mais avec un succès très limité.

Par ailleurs, les centres de santé vont pouvoir signer une convention avec un établissement pratiquant les IVG, alors que la procédure était jusqu'ici individuelle, par praticien.

par le toubib publié dans : médicaments, techniques, examens
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Lundi 26 novembre 2007

Médecin conseil à la sécu. D'après un document que j'ai vu passé, les conditions sont les suivantes.

Les salaires vont de 3 000 euro à 6 300 euros net par mois, selon ancienneté, plus primes annuelles qui totalisent 2 mois de salaire.

Plus des primes au résultat introduit depuis peu.

Bien sûr, 35h par semaine, 5 semaines de congés payés.

Retraite à 60 ans, 80% des six meilleurs mois, avec prime de départ équivalente à 3 mois de salaire.

Un médecin conseil irait donc de 25 euros à 53 euros net de l'heure, primes incluses.

Le médecin généraliste moyen est à 17 euros net de l'heure (voir ici), la comparaison étant un peu approximative bien sûr (les cotisations sociales et la couverture n'ayant rien à voir : ainsi, nous sommes couverts en arrêt maladie au 91° jour, et non au 4° !!!).

Et il y a de la demande semble-t-il, de nombreux postes restant vacant.

Bon, à la base, c'est de l'administratif pur, aucun aspect médical là-dedans. En terme d'utilité et surtout d'efficacité, on peut avoir plus qu'un léger doute quand on voit les différentes affaires sorties ces temps, notamment sur des trafics de stupéfiants, dans lesquelles c'est la police qui a levé les lièvres remontant à deux ou trois ans ...

Pour ma part, hors de question ! 

Une interrogation tout de même : n'est-ce pas un peu comme passer du côté obscur ? -)

par le toubib publié dans : point de vue
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