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Samedi 10 novembre 2007

Lu dans la presse professionnelle un article concernant la probable voie de propagation mondiale du sida.

Une étude américaine parue dans les PNAS (Annales de l'académie nationale des sciences) pose quelques jalons supplémentaires.

Le virus, et la maladie, étaient présents au Congo au moins depuis les années 1930.

Le virus serait arrivé sur les côtes américaines autour de 1969, via Haïti : de très nombreux Haïtiens étaient allés travailler en République Démocratique du Congo.

Au début de l'épidémie, la communauté haïtienne vivant aux USA avait un taux de séropositivité de 27 fois supérieur au reste de la population.

L'ensemble des travaux repose sur les analyses génétiques d'échantillons sanguins, et la comparaison des séquences génétiques de malades des différents pays.

L'article signale donc que la thèse mythique du steward canadien homosexuel propageant à lui seul le virus aux USA va avoir du mal à tenir encore longtemps.

par le toubib publié dans : remise en cause
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Mardi 6 novembre 2007

La plupart des gens, y compris (surtout ?) parmi les médicaux, admettent comme naturelle et évidente l'idée que l'augmentation de poids, de l'IMC (indice de masse corporelle, poids / taille²) est directement liée à un risque général, et à une diminution de l'espérance de vie.

La "norme" serait de 19 à 25 pour cet IMC.

Problème : comment cette fourchette a-t-elle été déterminée, il y a des années de cela ? Au pifomètre. Aucune base scientifique. Consensus, dit-on.

Or, on a eu quelques remises en cause de ces certitudes depuis deux ans (voir ici).

Et voici qu'un article sorti dans le journal américain de cardiologie vient confirmer ces doutes (Galal et coll).

L'équipe a repris 5 950 dossiers de patients coronariens ou suspects de l'être (âge moyen 61 ans + ou - 13) pour voir la mortalité dans cette population théoriquement à haut risque, sur un suivi de 6 ans.

Il ressort de l'étude qu'IMC et mortalité sont effectivement liés, mais de façon inverse à celle attendue !

- en dessous de 18,5 d'IMC, la mortalité a été de 39% et le risque relatif de 2,4

- pour un IMC considéré comme "normal" en théorie, compris entre 18,5 et 25, la mortalité a été de 35%

- pour un IMC définissant soi-disant une surcharge pondérale, entre 25 et 30, la mortalité a été de 24%, risque relatif de 0,65

- pour un IMC supérieur à 30, obésité d'après la théorie, la mortalité a été de 20%, risque relatif de 0,61

Ce qui confirme les doutes que l'on pouvait avoir avec 10 secondes de réflexion : dans les pays développés, on est de plus en plus gros, et on vit de plus en plus vieux.

Ce qui confirme qu'il faudrait, en se basant sur des preuves, et non sur du " con en sus", déplacer la fourchette de l'IMC vers le haut, certains suggérant une normale comprise entre 22 et 30.

Ce qui ne ferait bien sûr pas les affaires des industriels du médicament qui tentent depuis des années d'imposer la notion de multiples facteurs de risque ou de syndrome métabolique sans le moindre début de commencement de preuve de leur répercussion sur ce qui compte, morbidité et mortalité globale (qualité et espérance de vie).

La médecine est infinie, et le doute est notre lumière.

par le toubib publié dans : remise en cause
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Mercredi 24 octobre 2007
Vue dans la presse professionnelle un article sur la répartition de la prévalence (le nombre de cas par habitant) de la sclérose en plaque en France métropolitaine suivant les régions, étude basée sur les données Cnam de 2004, notamment les déclarations d'ALD.

Cette étude confirme le gradient nord/sud, déjà observé aux USA, et à l'échelle planétaire. En effet, plus on s'éloigne de l'équateur, plus on se rapproche des pôles, plus la prévalence (le risque, donc) augmente. Et cela joue au cours de la vie. Ainsi, les anglais ont montré qu'un de leur concitoyen migrant avant l'âge de 15 ans en Afrique du Sud voit son risque diminuer, pour rejoindre celui de son pays d'accueil. Ce n'est plus le cas si le déplacement se fait après cet âge.

En France, il ressort de l'étude que les variations de risque sont de plus de 40%. 

Ont une prévalence inférieure à 85/100 000 les régions suivantes : Corse, PACA, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Aquitaine, Poitou-Charentes, Pays de la Loire, Ile-de-France.

Entre 85 et 100 se trouvent Rhône-Alpes, Auvergne, Limousin, Bretagne, Basse-Normandie, Haute-Normandie.

Entre 100 et 115, Centre, Bourgogne, Franche-Comté, Alsace, Nord-Pas de Calais.

Et avec une prévalence supérieure à 115, Picardie, Champagne-Ardennes, Lorraine.

On peut noter par ailleurs que lorsqu'un jumeau homozygote est atteint, le taux de concordance est de 25 à 30% au maximum, ce qui signifie bien, tout comme ces variations géographiques, que les facteurs exogènes sont importants, sans non plus pouvoir tout expliquer.

Cette pathologie reste un mystère à de nombreux points de vue.

par le toubib publié dans : remise en cause
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Mardi 9 octobre 2007

Lu dans la presse professionnelle un article concernant les problèmes respiratoires entraînés par la nage en piscine.

La natation est habituellement chaudement recommandée aux asthmatiques, pour travailler une réhabilitation pulmonaire.

Mais deux études viennent de soulever ce qui pourrait bien être un dilemme délicat.

L'une, italienne, a montré, chez des adolescents pratiquant la compétition en natation, et n'ayant aucun antécédent d'asthme, que 73% d'entre eux étaient sensibilisés aux aéroallergènes, et que plus de 50% présentaient une hyperréactivité bronchique.

L'autre, belge, a mis en évidence que des adolescents cumulant plus de 500h en piscine chlorée ont trois fois plus de risques de développer un asthme que les témoins nageant en piscine désinfectée par ionisation.

Les deux études rattachent tout cela à l'utilisation du chlore.

Conclusion : maintenir la recommandation de faire de la natation pour les asthmatiques, mais en piscine désinfectée autrement que par le chlore.

par le toubib publié dans : remise en cause
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Mercredi 3 octobre 2007

Enfin, pour l'une d'elle, il s'agit plutôt d'une piqûre de rappel -)

- concernant le vaccin anti-grippal, plusieurs scientifiques soulignent à nouveau que nous ne disposons pas de preuve de son efficacité chez les plus de 70 ans. Aucune étude n'a démontré une réduction de la mortalité. D'après une étude néerlandaise, le vaccin serait efficace chez les jeunes, alors que son taux ne serait que de 23% chez les plus de 70 ans.

Et bien évidemment tout étude sérieuse contre placebo se verrait rejeter pour cause éthique .....

 

- les anti-inflammatoires associés à la kinésithérapie seraient bien moins efficaces que l'acupuncture factice dans le traitement des lombalgies chroniques.

L'étude a été financée par des caisses de maladie allemandes, et réalisées par l'université de Ratisbonne. Elle a suivie 1 162 personnes souffrant de lombalgies chroniques, depuis 8 ans en moyenne. Elle a comparé trois groupes : AINS + kinésithérapie, acupuncture traditionnelle, acupuncture factice (poses faites au hasard).

Après au moins 10 séances et six mois de traitement minimum, le taux d'efficacité est de 47,6% pour l'acupuncture traditionnelle, 44,2% pour l'acupuncture factice et 27,4% pour les AINS + kiné.


PS : ce qui est remarquable à mon sens, outre ce résultat indiscutable, c'est que le financement soit fait par les caisses maladie; on ne verrait pas cela au pays de la Logique et de la Raison Pure .....

par le toubib publié dans : remise en cause
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