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ce blog entend présenter mon point de vue sur la médecine générale

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Samedi 10 mai 2008

1°/ Objets trouvés

Enfin, oubliés ou abandonnés, plutôt.

Régulièrement, j'ai une étagère qui se recouvre de différents objets oubliés au cabinet par les patients. Au fil des ans, j'ai vu de tout : montres, bijoux, parapluies, sacs de courses, sacs à main, lunettes, clés, ordinateurs portables, cartes vitales, casquettes, écharpes, gants, ....

Quand je peux, je mets une étiquette avec le nom du propriétaire, et j'attends le coup de fil.

Hier, c'était la journée : trois cas; sac de courses, clés, veste du gamin. Patients tous revenus quelques temps plus tard.

Jamais eu de Stradivarius, comme ce chauffeur de taxi à New-York -)

2°/ Une "solution" en route

La Mayenne va présenter d'ici la fin du mois son projet final, qui doit être l'exemple à suivre pour le reste de la France d'après le credo officiel en vigueur depuis les Egeos.

Regroupement virtuel, maison de santé et Pôle de santé, tout le catalogue y est, tout est en vitrine.

Et non, il n'est pas permis de faire remarquer que les financements ne sont pas pérennes, qu'il y aura plus de réunionite et de paperasses, pas plus de médecin, et que cela ressemble furieusement à un décor de cinéma.

3°/ A lire, cruel mais drôle, ici.

par le toubib publié dans : brèves
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Samedi 10 mai 2008
De nombreuses études (par exemple NORA, USA) ayant démontré que la mesure de la densitométrie osseuse est inutile pour prévoir un risque de fracture, l'OMS (organisation mondiale de la santé) a cherché autre chose pour détecter correctement ce qui est réellement un problème de santé publique.

En effet, pour la densitométrie, la majorité des fractures surviennent chez des patientes qui sont au dessus du seuil de -2,5 DS. Autrement dit, mis à part faire joli, et faire marcher le commerce aussi, médicalement, c'est totalement nullissime.

Donc mise au point d'un indice chiffré, de type "multiples facteurs de risques". FRAX exprimerait ce risque en pourcentage, en prenant en compte l'âge, le sexe, le pays, le cholestérol, le tabagisme, le diabète, antécédents, poids, ....

Avec deux niveaux de détermination. Le premier pour un risque de fracture hanche/poignet/humérus/vertèbre dans les dix ans, le second pour un risque de fracture de hanche dans les dix ans.

Seul petit problème : on ne sait pas déterminer de normes.

L'OMS laisse à chaque pays le soin de définir les seuils, notamment en fonction du rapport coût/efficacité. Comme argument médical, ça se pose un peu là.

Ainsi, les USA raisonneraient sur un seuil de 3% pour la fracture de hanche, le Japon sur une base de 10% pour le facteur combiné.

Bref, c'est du n'importe quoi à recommandations de "cons-en-sus" et non du scientifiquement démontré.

Ce qui n'empêchera nullement la sortie à l'automne prochain en France d'une fourchette fixant la norme.

Logique et Raison Pure.
par le toubib publié dans : point de vue
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Vendredi 9 mai 2008

Elle est revenue mercredi, pour renouveller et ajuster son traitement.

Elle a depuis 15 ans un traitement substitutif thyroïdien, et, avec les plus grands problèmes pour équilibrer ça, elle a déjà eu moults fois des bilans "de la cave au grenier" comme elle le dit.

Et une fois de plus, le contrôle est en dehors de la fourchette, montrant un surdosage théorique. Elle ressent effectivement des "palpitations" par moment, mais dans le même temps elle a pris du poids, et est constamment fatiguée, ce qui ne colle que moyennement avec les descriptions classiques.

D'entrée, elle me prévient qu'il est hors de question de refaire un bilan et de revoir le confrère endocrinologue. A dire le vrai, je ne lui aurais pas proposé non plus : je ne vois pas ce qu'on aurait pu faire de plus que ce qui a déjà été fait plusieurs fois, et encore il n'y a pas si longtemps.

Bien que nous disposions actuellement de dosages permettant des prescriptions plus fines que fut un temps, on va tenter de mettre un jour sur deux du 175, et l'autre jour du 200. Façon de faire déjà mise en oeuvre à un moment donné, avec succès, avant un retour à plus de régularité dans les prises. Et solution qui va fort bien à la patiente, qui fatigue à tous les niveaux.

Prescription pour trois mois, dosages de contrôles, et on reverra tout ça.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Vendredi 9 mai 2008

Revue Prescrire de mai p 373.

En prévention des fractures, les diphosphonates (la classe de médicaments indiqués et ayant prouvé une efficacité en prévention des récidives) ne sont pas à utiliser de façon continue et indéfinie.

Une étude démontre en effet qu'après 5 ans d'utilisation dans des indications validées (femmes ménopausées ayant une ostéoporose sévère avec antécédent de fracture) , si l'on poursuit le traitement, on obtient une réduction des fractures vertébrales, mais sans diminution concomittente des fractures du col fémoral.

Avec la molécule de référence, l'acide alendronique, on obtient sur les 5 premières années une réduction de 3 fractures vertébrales symptomatiques et 1 fracture du col fémoral pour 100 femmes traitées pendant trois ans.

La poursuite entraîne donc une diminution d'un cas de fracture vertébrale symptomatique pour 100 traitées pendant cinq ans, et aucun gain supplémentaire en ce qui concerne le fémur.

La Revue conclue que le bénéfice / risque, compte tenu des effets indésirables, n'est pas en faveur de la poursuite du traitement.

Voilà qui a peu de chance d'être entendu et mis en pratique alors que la mesure de la densitométrie est pratiquée larga manu, et ce en dehors de toute indication validée.

par le toubib publié dans : remise en cause
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Vendredi 9 mai 2008

1°/ Motif

En ce moment les motifs de consultation à la mode ici, c'est allergie, allergie et allergie.

Beau temps + vent = recrudescence et arrivée en nombre.

L'occasion de rappeler que les soi-disant "nouveautés" ne sont que de vieux pots très vaguement redécorés.

Et non, on n'a rien de mieux, depuis 20 ans , en fait.

En bref, c'est cétirizine pour tout le monde, et loratadine pour les autres. Avec un collyre de cromoglycate pour ceux qui ressemblent à des lapins russes.

2°/ La grève dans le Gers

Les hôpitaux locaux ont été contraints de reconnaître qu'ils n'ont pas souffert le week-end dernier de la grève entamée en libéral, notamment celui d'Auch, et ce malgré deux festivals locaux en cours en même temps.

Rappellons que la grève n'a pas lieu le dimanche, jour crucial .....

Un confrère hospitalier pousse malgré tout un coup de gueule, comme d'habitude dirons-nous. On en connait certains beaucoup plus discrets quand il s'agit d'évoquer une régulation aux entrées des urgences, et des bilans chiffrés des SMUR (3,7 sorties de soins primaires par tranche de 24h en moyenne d'après la Cour des Comptes).

Le jour où on se décidera à remettre à plat l'ensemble du bouzin est encore bien loin ...

par le toubib publié dans : brèves
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