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ce blog entend présenter mon point de vue sur la médecine générale

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Vendredi 27 avril 2007

Vue hier mme J., 58 ans, patiente habituelle, pour douleur au pied.

C'est une parfaite illustration du protocole Ottawa sur les entorses de cheville.

Il y a deux semaines, elle se fait une entorse à la cheville droite, bel hématome et bel oedème d'après ses dires. Elle en a déjà eu plusieurs, elle ne s'inquiète pas, met une chevillère qu'elle a chez elle et prend aussi des comprimés d' ibuprofène (à dose antalgique).

Lors donc, cela ne passe pas. Au deuxième appui, le premier étant sur la face interne en avant de la malléole (naviculaire), sur la base du 5° orteil, cri de douleur. Elle me confirme que ça faisait mal dès après l'entorse. A noter qu'elle marche, quoiqu' avec précaution et avec des chaussures choisies.

Et bien radio pour confirmer, et plâtre à faire faire en service orthopédique.

Elle a fait la radio ce matin et m'appelle après : sans surprise, fracture du 5° métatarsien.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Vendredi 27 avril 2007

Vue hier en urgence, amenée par sa mère, S., 15 ans, qui a avalé la veille au soir cinq ou six comprimés "parce qu'elle veut mourir". C'est ce matin qu'elle l'a dit à sa mère.

Je connais S. depuis plus de 10 ans. Je comprends donc fort bien qu'elle me réponde qu'elle n'a pas envie de me parler. Et qu'elle saute sur la solution que je propose à la mère qui commençait déjà à insister lourdement, à savoir de prendre rendez-vous auprès du centre médico-psychologique du secteur. En plus, ils sont vraiment très bien.

Elle aura ainsi le certitude de pouvoir parler à quelqu'un qu'elle ne reverra (sans doute) pas une fois le suivi terminé.

C'est parfois l'inverse, le patient trouvant plus facile de se décharger de ses problèmes devant un soignant qui le connait bien. Il faut respecter ce choix.

Bien évidemment, les quelques comprimés avalés (ont-ils été effectivement pris ?) ne posent aucun problème sur le plan physique : deux domperidone, deux tetrazepam, un ou deux ibuprofene ...

Il faudra voir si ce qu'ils traduisent n'est pas plus grave.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Vendredi 27 avril 2007

Parution de l'avis scientifique "autorisé"  -)

fin de l'obligation prévisible sous peu donc

www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/cshpf/a_mt_090307_vaccinbcg.pdf

par le toubib publié dans : médicaments, techniques, examens
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Jeudi 26 avril 2007

Hier en fin d'après-midi, j'ai eu deux pénibles au téléphone, dont un carrément grossier.

Point important : ni l'un ni l'autre patient habituel.

Ils m'appellent à 17h et 17h45 pour un rendez-vous "ce soir entre 18h et 18h30".

J'ai une moyenne de patients jeunes, ils viennent donc après leur travail, en conséquence de 17h à la fermeture vers 19h, c'est quasi plein trois jours à l'avance, et bourré après les premiers appels de la journée. Passé 10h, ce n'est même plus la peine.

Le premier a essayé d'insister en arguant que sa médecin était absence car elle fait un mi-temps. Je lui ai demandé son problème, franchement aucune urgence, je lui ai dit de voir avec sa toubib habituelle le lendemain. Il me sort alors "oui, c'est impossible de trouver un médecin en urgence". Je n'ai rien rétorqué, pas la peine d'expliquer le sens du mot "urgence" dans ces cas là. Et il n'a pas fini de râler dans les années qui viennent -)))

Le deuxième, à qui j'ai demandé son problème, ne voulait d'abord pas me le dire, et comme j'ai insisté, il finit par me dire qu'il s'agit du renouvellement de son ordonnance d'anti-allergique. Je lui ai dit non, il a commencé à m'insulter, j'ai raccroché.

J'ai ce genre de cas pour le samedi matin aussi : les appels à 11h qui veulent une consultation avant midi.

Certains n'ont pas bien compris le problème.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Jeudi 26 avril 2007

Vu hier m. R., 47 ans, patient habituel, sans antécédent particulier, sans pathologie chronique. Il vient pour "apparition de tâches noires sur les jambes qui grattent".

Et de fait, multiples tâches brun/noir, sans surélévation, sans oedème. C'est franchement prurigineux d'après lui. Voire ça brûle un peu. Cela touche les deux jambes de la même façon, de la cheville et presque jusqu'au genou. Cela fait coloration, presque tatouage.

C'est de lui-même qu'il me donne ce qui semble bien être la solution : hier soir, en short vue la chaleur ces temps, il a traité des arbres fruitiers avec un insecticide, et l'herbe autour est un peu haute.

Il faut croire que la pulvérisation a laissé des gouttelettes sur les herbes, qui ont engendrées le phénomène.

Qui ne sera pas permanent, espérons le.

Je retiens donc l'hypothèse d'un eczéma réactionnel.

Prescription de corticoïdes locaux. Conseil d'arrêt immédiat et de nouvelle consultation au moindre problème.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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