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Mardi 24 avril 2007

Vue hier mme G., 51 ans, patiente habituelle, qui vient pour douleurs aux pieds.

Elle me dit d'entrée qu'il ne s'agit pas d'un problème de circulation, c'est vraiment le dessous du pied qui fait mal. Cela dure depuis un mois environ, et cela s'aggrave peu à peu, c'est plus sensible avec certaines chaussures, mais il n'y a pas de cors, et c'est dès qu'elle marche un peu longtemps.

Maladie de Morton. Inflammation par compression.

A l'examen, point douloureux précis à la base des 2° et 3° orteils.

Mme G. me dit avoir déjà pris pendant deux semaines des anti-inflammatoires "empruntés" à son mari.

Seule solution à envisager : infiltration de corticoïdes sur la zone.

Lettre pour un rhumatologue.

En effet, comme tous les gestes techniques, pour les faire bien, il faut les faire souvent. Et ce n'est pas mon cas, à cause de mon lieu d'exercice. Je n'irai pas non plus me relancer dans la pose de voies centrales. Pas sans ré-apprendre tout le geste depuis le début -)

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Mardi 24 avril 2007

Vu hier m. M., 43 ans, patient habituel, pour renouvellement d'un traitement hypnotique.

Ce patient avait consulté il y a quelques années à l'hôpital le service des pathologies du sommeil, suite à un changement d'horaires dans le travail. Il était passé en effet à une semaine du matin, en gros 5h/12h30 et une semaine d'après-midi, en gros 14h/21h30. Il ne s'y était pas fait, et cela ne s'est pas amélioré depuis.

On lui avait donc prescrit de la zopiclone. Depuis, il ne peut s'en passer pour les semaines quand il est d'après-midi, sinon il s'endort au petit matin et se réveille en zombie à 13h.

Sur l'autre semaine, il prend pas l'hypnotique, car il n'en a pas besoin.

Aucune solution réelle, sauf évidemment à venir à un horaire de travail qui lui conviendrait mieux.

Autant dire que ce n'est pas de mon ressort. Je trouve quand même étrange que les entreprises ne puissent s'organiser mieux que ça : il doit bien y avoir un autre employé qui souhaiterait au contraire ne faire que les après-midi ? Paresse intellectuelle, volonté de ne pas toucher à un système en place pour éviter des remise en cause ?

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Mardi 24 avril 2007

Vu hier m. D., 32 ans, patient habituel, pour maux de gorge, fièvre, déglutition difficile.

A l'interrogatoire, on peut poser le diagnostic d'angine. Ce que confirme l'examen clinique. Nous sommes à 1 point sur 5, les antibiotiques sont donc inutiles.

Il y a 10 ans, il fallait expliquer pourquoi on ne prescrivait pas d'antibiotiques. La différence virus/bactérie, le score clinique en 5 points, au moins deux ou trois fois par patient, sans compter ceux qui n'y croyaient pas et changeaient de médecin !

Depuis la campagne sécu "les antibiotiques, c'est pas automatique", c'est beaucoup plus simple.

Ce qui prouve que ça marche. Et il est regrettable que ce genre de message de santé publique ne soit pas poursuivi, sur d'autres thèmes.

Cela informerait les patients, et nous aiderait grandement dans notre exercice.

Respect des posologies; l'observance au long cours : voilà déjà deux possibilités importantes.

Afin que je puisse décrocher mon sous-verre sur le mur en face -)

Mais je ne crois pas que même avec une grosse campagne télé je suis à la veille de l'enlever, mon "vox in deserto".

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Lundi 23 avril 2007

Vue samedi matin mlle M., 19 ans, patiente habituelle, qui revient moins de 48 heures après la consultation précédente.

Mlle M. a des problèmes d'allergies, et un asthme léger qu'elle se refuse à traiter correctement. Quand je l'ai vu jeudi après- midi, elle présentait un tableau typique, sibillances, toux et débit de pointe à 370 pour une normale à 500.

Je lui ai redit pour la nième fois qu'il lui faudrait prendre un traitement de fond au moins un peu avant et sur la période posant problème pour les allergies. Strict minimum. Avec l'arrêt du tabac.

Et prescrit un corticoïde en comprimé, avant que cela ne tourne à la crise, 3 comprimés le matin. Plus un traitement de fond en spray pour trois mois à prendre ensuite.

Elle a donc pris ce traitement deux fois. Et elle revient, parce que ce n'est pas passé, qu'elle tousse toujours. Normal, on ne fait pas de miracle.

Je lui fait quand même remarquer que a/ le débit de pointe est à 420, et que b/ l'arrêt du tabac serait une aide.

Vox in deserto -)

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Lundi 23 avril 2007

Vue samedi matin mlle M., 25 ans, patiente connue depuis 15 ans, pour prescription avant départ à l'étranger pour huit mois.

Or, son travail va être itinérant, et sur plusieurs pays. Pour la plupart hors Europe.

En pratique, renouveller l'ordonnance est donc quasi impossible. Et la plupart des médicaments ne peuvent être délivrer que pour un mois. Il y a quelques exceptions, avec quantités adaptées, depuis peu, et le cas bien particulier de la contraception. Mais sinon c'est un problème tout bête, mais bien réel.

En l'occurence pour elle, tout simplement un traitement pour l'allergie : cetirizine, cromoglycate en collyre et éventuellement corticoïdes nasaux.

Au delà de trois mois, et encore en tordant le nez, les pharmacies locales ne veulent rien savoir.

De façon totalement absurde, je fais donc plusieurs ordonnances, qu'elle prendra dans plusieurs pharmacies afin de disposer d'un stock suffisant pour la période prévue.

Il ne faut pas ne pas être dans les cas prévus, ou déborder de la case.

Nous sommes en France, pays de la Logique et de la Raison Pure.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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