Ils compatissent -)
Certains ont comme moi souffert, et de façon plus importante et embêtante pour certains : four, frigo, congélateur, leur absence est beaucoup plus problématique.
La plupart me taquinent sur le retour aux vieilles valeurs et sur "l'écriture de docteur" des ordonnances.
Bon, tant que le pharmacien arrive à déchiffrer, hein ?
Pas eu de coup de fil depuis vendredi pour me demander de préciser, c'est donc que ça passe.
Plusieurs gamins se sont inquiétés des poissons; le tableau avait disjoncté, les bulleurs étaient arrêtés, les habitants tiraient bien un peu la langue, mais après 5 minutes d'oxygénation, ils
avaient récupéré tous leurs moyens.
J'ai eu aussi quelques questions et remarques, certains patients croyaient que la sécu nous fournissait le lecteur de carte Vitale. Déjà qu'elle n'est pas capable de nous fournir les mises à jour
...
Et bien non, malheureusement, d'autant que c'est hors de prix,les fabricants abusant d'un marché captif.
Après un dur combat, et deux heures et demie en deux fois au téléphone, le logiciel professionnel est réinstallé.
Les informaticiens au bout du fil n'ont pas l'air de tenir Vista en très haute estime, mais comme je n'avais pas le choix ....
Il me faut maintenant attendre de recevoir le reste du matériel (problème de compatibilité de câbles) pour pouvoir avoir la totalité des fonctions disponibles.
J'ai toujours eu une chance avec l'informatique, ça fait peur. Enfin.
Orage jeudi soir.
Plus d'informatique vendredi matin. Grillée, de la protection jusqu'au lecteur de carte. Ont résisté l'écran et l'imprimante, branchés sur une prise sans protection .....
Achat samedi, installation en cours.
Revenir au papier et au stylo n'est pas un problème, travailler sans données en est un.
Vu hier mme P., 40 ans, patiente habituelle, pour son problème de migraine.
Depuis un an environ, presqu'à chaque cycle, elle présente une crise migraineuse deux jours avant les régles (dite cataméniale), très invalidante avec photophobie, phonophobie, nausées
voir vomissements.
Essai en auto-médication de l'aspirine, du paracétamol, du paracetamol-codeine, de l'ibuprofène : rien.
Changement de pilule : rien.
Essai d'un triptan, puis d'un autre : rien.
Un traitement de fond est difficile à envisager et bien lourd pour deux jours problématiques par mois.
Nous avons donc tenté la dihydroergotamine en spray nasal, couplé avec du metoclopramide (en suppositoire, car les comprimés étaient vomis illico) : il semble que nous tenions une solution.
Je renouvelle donc l'ordonnance pour trois mois.
Vu hier pour "révision générale" et certificat avant colonies de vacances, les enfants L., patients habituels. Il s'agit de voir pour chacun où nous en sommes au niveau vaccin notammant.
Patrick, 12 ans, qui va avoir droit à un rappel diphtérie-tétanos-polio-coqueluche, me pose une question qui le chagrine, et que l'on me pose d'ailleurs régulièrement :
" et vous faites comment quand vous êtes malade ?"
"je vais chez le médecin !"
Bon, en fait, déjà je suis contre le principe d'être malade. A la base. Je tâche de le faire pour mes patients, je ne vais pas penser différemment pour moi, si ?
J'ai pas le temps, je suis en bonne santé générale, j'ai fermé deux jours en 16 ans le cabinet pour raison médicale (les deux fois un lumbago à ne pouvoir tenir debout, le jardinage aussi c'est
mauvais pour la santé).
Ensuite, mis à part le rhume tout simple, je ne vois pas comment je pourrais m'examiner correctement. Je vais jusqu'à l'angine et pas plus loin.
Enfin, de la même façon que je ne soigne pas mes proches, sauf cas ci-dessus, il ne me viendrait pas à l'esprit de le faire pour moi : trop d'affect, pas de recul, et il vaut mieux avoir la tête
claire pour être un bon décideur.
Donc si besoin, je vais chez un confrère, et je ne discute pas son avis.
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