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Mardi 25 septembre 2007
le 24/09 pour cause de maintenance
par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Lundi 24 septembre 2007

Vu samedi m.W., 28 ans, patient habituel, pour un certificat.

Grande première pour moi, ce genre de certificat, jamais fait avant !

Il s'agit d'un certificat pour l'acquisition d'une arme de 7° catégorie, titre I, paragraphe 3. En fait, m. W. pratiquant le paintball depuis plusieurs années, et intégrant une équipe (j'apprends à cette occasion qu'il y a des compétitions de paintball), il entend acheter son ... arme, puisque cela relève de la classification.

Heureusement, je trouve le modèle de certificat sur internet, rédigé par la Fédération de tir, visé par le Ministère de l'Intérieur, parce que sinon je n'aurais su trop quoi mettre ....

En fait on se contente de certifier que le patient n'est pas franc brelin au moment où on le voit : l'état de santé physique et psychique n'est pas incompatible avec la détention de l'arme.

Comme ce genre de certificat n'est pas a priori à renouveller, c'est encore une fois l'exemple typique du n'importe quoi : m. W. peut fort ne plus présenter un état compatible dans 6, 9, 12 mois. Ou demain.

Enfin bon. Il a son certificat, et j'aurais appris quelque chose. De totalement inutile, certes.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Samedi 22 septembre 2007

Gros pataquès ces temps dans la profession, les syndicats, la presse professionnelle, sur l'éventuelle remise en cause de la liberté d'installation.

A l'heure actuelle, en France, pour les médecins libéraux, c'est simple, ils s'installent où ils veulent. Et ils s'en débrouillent.

Ce qui entraîne bien sûr de gros déséquilibres, d'une part nord/sud, et d'autre part rural/urbain. Déséquilibre encore plus prononcé pour les spécialistes d'organes que pour les MG. 

L'idée qui traîne, de façon fort peu innocente, ce serait de mettre en place des moyens coercitifs pour contraindre les médecins à aller là où on suppose qu'ils seraient nécessaires. Alors même que les moyens incitatifs prévus n'ont pas été vraiment mis en place.
Déjà, au niveau légal, il semble y avoir plusieurs difficultés, mais les lois se modifient.

En revanche, au moins pour la MG, il semble que le fait de la chute démographique ne soit absolument pas pris en compte.

En effet, dans les 10 ans à venir, le nombre d'arrivants MG devrait être inférieur au seul nombre de partants MG salariés. Donc mis à part deux ou trois fous furieux à la vocation chevillée au corps, il n'y aura personne pour remplacer les MG libéraux. Dont le nombre devrait diminuer de 3000 par an sur l'ensemble de la France.

Ces propositions risquent juste de faire fuir un peu plus vite les petits nouveaux.

On va droit dans le mur, à pleine vitesse. 

Et comme le klaxon s'est montré inefficace seul, la main bloquée dessus, on fait maintenant des appels de phares en plus pour que le mur se pousse.

par le toubib publié dans : point de vue
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Samedi 22 septembre 2007

Eu hier au téléphone la maman du petit Thomas, 4 ans, patient habituel, vu mercredi avec une forte fièvre durant depuis le lundi.

A l'examen, mis à part mal à la tête et mal au ventre, comme toujours en cas de fièvre à cet âge, il n'y avait rien à se mettre sous la dent.

Pas de rhino, pas de toux, pas mal aux oreilles, d'ailleurs impeccables, une gorge de compétition, pas de ganglions (enfin, pas plus qu'un gamin ne s'en traîne à cet âge), abdomen souple.

Rien de rien, mis à part un loupiot pétant la forme avec un 39,8°.

Comme c'est le troisième de la fratrie, et que la maman me connait, et n'est pas du genre à paniquer, je lui avais donc dit "je ne sais pas".

Puis "on continue paracétamol et éventuellement ibuprofène" (au passage, la recommandation de s'en tenir à une seule molécule, supposée suffire, est mignonne, mais in vivo, c'est pas toujours très réaliste ...)

Et enfin "on va voir comment ça tourne"

Bon, ben ça a tourné à la varicelle. Je fais toute confiance à la maman pour le diagnostic, les deux plus grands l'ont déjà eu.

Thomas n'a que quelques boutons, ne se gratte pas, la fièvre est tombée. Rien de plus à faire.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Samedi 22 septembre 2007

Hier matin, arrive sans rendez-vous un patient inconnu, avec une tête de mort-vivant, gris, les lèvres sèches, se tenant le ventre.

Je comprends qu'il est portugais, envoyé par son cousin, patient habituel, chez qui il habite, mais il parle très mal le français, et moi pas du tout le portugais.

Je le fais asseoir, il tente de m'expliquer son problème, y compris avec des dessins, mais je n'y comprends rien. Je lui tends alors le téléphone en lui demandant s'il peut appeler son cousin, qui heureusement répond immédiatement, et qui va donc faire le traducteur, à mon grand soulagement.

Il en ressort qu'il fait de temps à autre des calculs rénaux, habituellement bien traités par anti-inflammatoire et antalgiques, et avec normalement un traitement de fond par allopurinol contre l'acide urique, non pris depuis environ un mois. Et qu'il s'agit des symptômes qu'il connait très bien.

Tous ces renseignements grâce d'une part au cousin, et surtout grâce au confrère portugais qui a eu l'idée géniale de marquer sur son ordonnance les DCI, noms chimiques des produits, que le cousin n'a plus qu'à me lire. Parce qu'évidemment, les noms commerciaux portugais et français ne sont pas les mêmes.

Il a d'ailleurs pris ce qui lui restait ce matin.

Enorme "Ouf !" de ma part, moi qui me voyait mal parti avec un patient présentant une péritonite, une pancréatite, ou une aorte en train de se faire la malle. Ou que sais-je.

Ce qui ne va pas nous empêcher de faire une radio et une écho de l'abdomen illico, comme je l'explique au cousin, qui le répercute au patient, qui dit au cousin qui me le traduit que le confrère portugais lui avait dit qu'il fallait parfois vérifier même si cela se présentait pareil.

Tout cela doit avoir un petit côté surréaliste, quand j'y repense, avec le téléphone passant  d'une main à l'autre ...

A part ça, l'examen est très peu informatif, pas de fièvre, abdomen évidemment très tendu, pas de bruit suspect.

Courrier au confrère radiologue. Le patient revient un peu plus d'heure après, rien sur l'ASP, rien sur l'échographie. Il a moins mal.

Renouvellement de l'ordonnance, en insistant sur la nécessité de suivre le traitement de fond.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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