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Samedi 25 novembre 2006

Vu hier monsieur N. 52 ans, unique patient séropositif connu de ma patientèle. Il est suivi pour ce traitement en hospitalier, je le vois pour tout le reste, notamment une légère hypertension.

Il est séropositif suite à des soins contaminants lors d'un long séjour à l'étranger pour son travail. Il est en thérapie depuis plus de 10 ans, sans problème à ce jour.

Toutes mes prescriptions de sérologie VIH effectuées au cours de ces 15 années sont toujours, heureusement, revenues négatives.

Ce qui explique bien, je crois, pourquoi la plupart des patients ne se sentent pas concernés : parce que dans les faits, ils ne le sont pas.

A vouloir refuser la notion de groupes à risques pour ne pas sitgmatiser, on rate les cibles de la prévention.

En outre, cela explique la chute spectaculaire des résultats financiers des actions type sidaction : sur les 2 ou 3 premiers, la majorité a eu peur pour elle et surtout ses enfants; puis elle s'est rendu compte de la réalité des groupes à risques, et elle a refusé le discours officiel.

Ce genre de démarche en santé publique est à mon avis extrêmement dommageable pour les nécessités futures : les gens risquent de se dire "on m'a menti une fois, pourquoi dois-je les croire maintenant ?"

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Samedi 25 novembre 2006

Monsieur D. veut souscrire un prêt, il est donc amené à me voir pour remplir le dossier médical de l'assurance du prêt, dossier qui sera examiné par un confrère choisi par l'assureur. Il a une petite hypertension, un antécédent de hernie discale.

Déjà, au lieu de demander un certificat descriptif unique, on lui demande une fiche par pathologie signalée. Ensuite, les questions sont, comme toujours, non-conformes au droit :

- on me demande de joindre des électrocardiogrammes, dont je ne peux me départir, que je dois conserver 30 ans

- on me demande de certifier des renseignements sur ses parents et sa fratrie, alors que non seulement je ne les connais pas, mais alors qu'en plus, à supposer que je sache quoi que ce soit à leur sujet, cela constituerait une violation flagrante du secret médical.

- je ne peux certifier que ce dont j'ai une connaissance directe, et uniquement clinique

Je note systématiquement mon refus de répondre et la cause de ce refus si la question ne convient pas; jamais un patient n'est venu me dire qu'on lui avait alors refusé le prêt.

 

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Vendredi 24 novembre 2006

Vu hier M. P., 45 ans, qui vient pour la 2° fois à mon cabinet. En toute fin de consultation, il me dit :

"je peux vous poser une question ?"

"Bien sûr"

"Vous ne mettez jamais de blouse blanche ?"

"Non, ça fait peur aux enfants !"

C'est pantalon en coton + chemisette. En effet, je chauffe le cabinet à 23°, car les patients se déshabillent, eux !

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Vendredi 24 novembre 2006

Vu hier le petit B. presque 6 ans, que je suis depuis l'âge de 8 jours.

Il a à peine le temps d'entrer dans le bureau, qu'il est pris de nausées, et il n'a pas le temps d'aller aux toilettes, il vomit (un peu) par terre. La maman est confuse. Je lui dit en riant que ce n'est pas la première fois que ça arrive, et que ce n'est pas la dernière ! D'ailleurs, c'est déjà arrivé mardi dernier (épidémie de gastros par ici ces temps).

Je nettoie par terre, la maman nettoie le gamin, on vérifie que c'est bien une gastro, et pas une méningite par exemple, et tout va bien.

 

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Vendredi 24 novembre 2006

Reçu ce jour un courrier détaillé du service d'urgence de l'hôpital du coin.

Le 10/11, je vois arrivé une patiente bien connue avec sa soeur, elle inconnue, qui vient d'arriver sur la région. Celle-ci mlle Y. 17 ans, est asthmatique, et est ce jour en détresse respiratoire. Elle a déjà pris du salbutamol (Ventoline°) par deux fois, sans succès.

J'appelle donc les urgences pour les prévenir de son arrivée imminente, puis une ambulance.

Aux urgences, détresse respiratoire majeure, épuisement progressif. Les aérosols comme les perfusions intra-veineuse restent sans effet. Elle est transférée en réanimation. La soeur  informe les médecins qu'elle a déjà été hospitalisé dans un autre hôpital de la région en octobre. Ils joignent le service, qui leur dit que cette première crise a cédé rapidement sous anxiolytiques, avec bilans ORL et pneumologique normaux .

La patiente est perfusée avec un anxiolytique, avec un amendement total et très rapide de la crise.

On retient donc une crise d'angoisse avec somatisation majeure. On demande à la patiente de contacter le centre médico-psychologique, et on prévoit un traitement anxiolytique à la demande.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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