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Mercredi 3 octobre 2007
Le numéro d'octobre de la revue Prescrire, seule revue médicale en France entièrement payée par ses lecteurs, contient la suite de l'analyse des données disponibles concernant l'efficacité de la mammographie dans le cadre du dépistage du cancer du sein.

En 2006, plusieurs compléments d'analyse et méta-analyses ont été publiées.

Concernant l'étude Malmö-I, de bonne qualité méthodologique, le complément d'analyse montre un taux de 24% de diagnostic par excès. Près d'un quart des femmes chez qui un cancer du sein a été dépisté au cours de cet essai n'auraient pas connu l'existence de ce cancer sur 25 années de suivi sans le dépistage.

Concernant la méta-analyse du réseau Cochrane, la conclusion des auteurs va dans le même sens : "pour 2 000 femmes suivies en dépistage pendant 10 ans, 1 a sa vie prolongée. En contrepartie, 10 femmes en bonne santé, qui n'auraient jamais été déclarées cancéreuses en l'absence de dépistage, sont diagnostiquées comme ayant un cancer du sein et traitées inutilement".

Il devient plus que nécessaire de remettre tout cela à plat, et d'inventer un dépistage réellement efficace, plutôt que de persévérer dans l'erreur.

par le toubib publié dans : remise en cause
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Jeudi 13 septembre 2007

L'Académie de médecine vient donc de publier un volumineux rapport sur les causes observables de cancers en France.

Sans grande surprise, les modes de vie individuels priment sur tout le reste : 

- tabac, très loin devant
- alcool

puis sédentarité, obésité.

L'exposition professionnelle joue un rôle notable chez l'homme, beaucoup moins chez la femme.

Les traitements hormonaux de la ménopause sont cités comme à l'origine de 2% des décès par cancer chez la femme.

Les pollutions semblent jouer un rôle minime.

Mais le chiffre à retenir, c'est que pour un non-fumeur, aucun facteur de risque n'est retrouvé pour 85% des cancers.

par le toubib publié dans : remise en cause
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Samedi 1 septembre 2007
Parution en juin 2007 dans une revue professionnelle de gynécologie d'un article traitant de la problématique du dépistage systématique par mammographie et de son utilité. Il reprend en grande partie l'argumentaire vu dans la Revue Prescrire (voir cet article).

En premier lieu, l'augmentation massive du dépistage est lié à une augmentation du nombre de diagnostics et de traitements de cancers du sein, alors que la mortalité a peu changé en 20 ans.

En 2005, le journal européen du cancer retient que le dépistage détecte notamment des cancers non-évolutifs, qu'il eût mieux valu ignorer.

La chirurgie du cancer du sein perturbe en effet l'histoire naturelle de la maladie, et stimule la manisfestation des métastases.

Il s'avère même que l'augmentation de l'activité chirurgicale induite par le dépistage est associée à une mortalité par cancer du sein plus élévée 3 ans plus tard.

La réduction de la mortalité consécutive au dépistage n'est donc pas établie.

En outre, si l'on s'intéresse à l'aspect financier, les sommes consacrées au dépistage n'étant plus disponibles par ailleurs, l'impact sur les autres problèmes de santé est loin d'être négligeable.

La conclusion de l'article est qu'il serait éthique de revenir à l'observation de la dynamique des tumeurs pour  proposer et mettre en place une stratégie de soins réellement efficace.
par le toubib publié dans : remise en cause
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Samedi 7 juillet 2007
Une étude anglaise vient de démontrer ce que le simple bon sens laissait entendre : 

l'autosurveillance par lecteur de glycémie n'apporte aucune amélioration du contrôle pour les diabétiques de type 2 sous traitement par antidiabétique oraux.

Autrement dit, prescrire un lecteur entraîne juste un coût supplémentaire (surtout lié d'ailleurs aux bandellettes à utiliser).

La surveillance biologique repose donc essentiellement sur le dosage de l'HbA1c, dite aussi hémoglobine glyquée, qui est le reflet de la glycémie moyenne des trois derniers mois écoulés.

Marqueur dont la valeur doit être inférieure à 7% pour indiquer un bon équilibre.

A noter que depuis quelques années, des "consensus" tentent d'imposer l'idée que ce seuil doit être abaissé à 6,5%, ce sans apporter aucune preuve scientifique bien entendu.

De là à penser qu'il s'agit de justifier plus de traitements médicamenteux, plus coûteux, non génériqués, il n'y a pas loin .
par le toubib publié dans : remise en cause
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Samedi 7 juillet 2007
par le toubib publié dans : remise en cause
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