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Vendredi 23 novembre 2007

Vu hier m. D., 53 ans, patient habituel, pour suivi après nouvelle crise de colique néphrétique.

Il est allé dimanche dernier aux urgences sur une symptomatologie qu'il connait bien, il fait une crise tous les deux ans en moyenne depuis 7 ou 8 ans.
 

Il a d'ailleurs vu un néphrologue il y a un an et demi, qui lui a confirmé qu'il n'y a pas grand chose à faire, mis à part conserver un volume d'eau suffisant : toutes les crises ont eu lieu en fin d'automne.

Aux urgences, rien à l'ASP, mais l'échographie retrouve alors un caillou à droite, correspondant bien à la clinique. Aucun signe d'infection, aucune complication.  Il est ressorti après quelques heures sous perfusion. Et on lui demande alors de venir me voir avec une échographie de contrôle.

Ce qu'il fait donc. Rien sur l'échographie. Par ailleurs, comme d'habitude pour lui, la filtration des urines n'a pas permis de mettre la main sur la lithiase. Les douleurs ont pratiquement disparues. L'analyse urinaire de contrôle est normale.

Ce qui m'étonne en revanche, c'est qu'on lui demande de faire une UIV en bilan. Je n'en vois pas l'intérêt, et le lui dit. Et il me rappelle qu'il avait posé à l'époque la question au néphrologue, qui lui avait répondu de même.

L'important, c'est qu'il boive : comme dit la formule "liquide, comestible, et non-alcoolisé".

Finir le traitement anti-inflammatoire. Et 1,5 litre d'eau par jour.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Jeudi 22 novembre 2007

On vient d'apprendre deux nouvelles aux sujets de deux produits sans lien entre eux, autre le fait qu'il faut toujours considérer les nouveaux médicaments, innovations innovantes qui vont résoudre tous les problèmes de l'humanité souffrante, avec le plus grand recul.

Voir même ne pas les considérer du tout, et les laisser sur le bord de la route jusqu'à ce qu'on soit sûr, en gros jusqu'à ce que d'autres aient payé les pots cassés.

Premier produit, le Champix°. Merveille de la technique qui devait résoudre le problème de la dépendance tabagique (et accessoirement faire monter les bénéfices de l'industriel concerné).

Mais voilà; outre le fait que son efficacité est des plus sujettes à caution, avec un taux de réussite à un an d'environ 12%, on apprend ces jours que les autorités américaines l'ont mis sous surveillance à cause d'effets secondaires de types psychiques, notamment des pensées suicidaires. Tout cela est annoncé avec des pincettes, très officiellement il n'y a pas de lien démontré pour l'instant.

Voui, voui, voui. Personnellement, je continuerai à ne pas le prescrire.

Deuxième cas, celui du Protelos°, traitement de l'ostéoporose, qui vient d'obtenir un prix récompensant l'innovation thérapeutique. Nouvelle qui se téléscope des plus fâcheusement pour l'industriel  avec l'annonce de 16 cas en Europe, dont 13 en France, d'allergie grave, dont deux cas mortels. Et le produit est sorti en France en 2006.

Comme innovation thérapeutique, ça se pose un peu là !

Pour ma part, prescription à ce jour, zéro, et le compteur devrait rester bloqué.

par le toubib publié dans : médicaments, techniques, examens
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Jeudi 22 novembre 2007

Reçu hier aussi le courrier concernant Rayan, presque 3 ans, patient suivi depuis peu, suite au déménagement de la famille sur la ville.

J'ai vu le petit pour la première fois il y a quatre mois environ, pour une fatigue générale, des alternances diarrhées / constipation, avec quelques douleurs abdominales.

Le bilan effectué alors ne montre pas grand chose : rien à la radio, échographie abdominale normale, anémie au bilan biologique.

D'après la mère, tout cela dure depuis un an, de façon plus ou moins importante selon les moments, et sans que les traitements entrepris, mais peu suivis d'après ses propres dires, n'aient changé quoique ce soit.

Je prescris un traitement pour l'anémie (apport de fer), mais le contrôle biologique reste bas, et la clinique inchangée. Et la mère m'assure avoir respecté cette fois le traitement à la lettre.

Pensant à un problème de malabsorption, je l'adresse à la consultation de gastro-entérologie pédiatrique. Le bilan pratiqué est quasi normal, et ne donne pas la clé du problème. Et le bilan biologique montre toujours cette anémie.

Vu l'origine de la famille, je me pose la question d'une thalassémie, et adresse le petit en consultation d'hématologie.

Au final, saturnisme : intoxication par le plomb. Probablement les peintures de l'ancien appartement.

Il va avoir un bilan complet, puis sera suivi par le service pour le traitement.

Jamais vu ce cas depuis mon installation. Au moins j'ai révisé le sujet -)

 

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Jeudi 22 novembre 2007

Reçu hier le courrier du confrère gastro-entérologue qui a vu m. P., 41 ans, patient dont je suis le médecin traitant, mais que je vois habituellement fort peu.

Je l'avais vu il y a trois semaines environ, avec une douleur abdominale, plutôt sous les côtes à droite, au moment des repas. Les différents traitements qu'il a essayé, pris en pharmacie, ou sur conseil familial, anti-acide, anti-ulcéreux faible dose, anti-reflux, sont restés sans efficacité aucune.

L'examen ne montre absolument rien. Je prescris alors une radio de l'abdomen et une échographie, sur une hypothèse de cailloux dans la vésicule. Et un bilan biologique, avec un coup d'oeil au pancréas.

Deux jours plus tard, résultats des courses : rien. Rien sur le foie, rien sur la vésicule, rien sur le pancréas. M. P. me signale qu'il avait oublié de me dire que parfois la douleur partait un peu vers le haut et en arrière dans le dos.

Je me dis alors qu'il doit s'agir d'une oesophagite, sans doute sur reflux. Je demande donc une gastroscopie. M. P. travaillant à l'hôpital pas loin, se fera examiner à la consultation là-bas.

Donc hier, j'apprends le fin mot de l'histoire. En fait, gastrite antrale, avec présence de la charmante petite bête à problème, Helicobacter Pylori.

Traitement mis en route par le confrère, antibiotiques et anti-ulcéreux. Il faut prévoir un test dans quelques temps pour vérifier l'éradication de la bactérie.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Mercredi 21 novembre 2007

Revu hier m. R., 56 ans, patient habituel, hypertendu, diabètique, hyperuricémique, fumeur, pour suivi et renouvellement de son traitement.

Et j'en profite pour jeter un oeil à l'évolution de la plaie à la jambe droite, récidive deux ans après d'un premier problème identique.

La première fois, j'avais suivi la question de A à Z, avec un protocole de traitement à la trolamine (Biafine° en nom commercial). L'infirmière à l'époque s'était inquiété de cette façon de faire, inconnue d'elle, je lui avais passé un exemplaire d'une thèse sur le sujet, et in fine, on était parvenu à un très bon résultat.

Cette fois, m. R. s'est fait une plaie sur un rocher il y a trois semaines environ, au bout de quelques jours d'absence de traitement, ce ne devait pas être joli, joli, il a fini par aller à l'hôpital local (il était en déplacement familial), leur à parler de son antécédent, et surprise, le confrère connaissait le truc, qui ne semble pourtant pas bien répandu. Pour ma part, j'ai appris ça interne en centre de rééducation, avec des problèmes d'escarres nombreux et compliqués à traiter .... jamais entendu même mentionné avant dans mes études.

Il faut dire que les pansements colloïdaux, qui coûtent trois fois plus cher en prix journalier, ont d'autres moyens en terme de pub ....Pour ce qui est de l'efficacité, il semble que la trolamine fasse mieux sur les retards de cicatrisation.

On couvre la plaie d'une couche épaisse (3 à 5 mm), compresses; nettoyage sous la douche, sans pression, et refaire le pansement tous les jours.

Si le patient peut le faire, on lui montre et il s'en débrouille, sinon c'est infirmière (ce qui au passage permet surtout chez les patients d'un âge une surveillance quotidienne qui n'est pas un mal ...).

Pour m. R., c'est presque fini pour cette fois. 

Et ça m'a fait pensé qu'il n'a pas fait son écho-doppler artériel.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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