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Lundi 22 octobre 2007
Vu dans la presse professionnelle un article sur des communications faites lors du congrès de l'American Society of Anesthesiologists.

Il s'agit d'idées étonnantes pour la prise en charge des douleurs des opérés, le tout contrôlé par des études.

- l'acupuncture démontre son efficacité dans ce cadre, sur plusieurs types d'interventions chirurgicales, avec notamment une diminution significative de la prise de morphine ou autre opiacé en postopératoire.

- alors que certains antalgiques intraveineux provoquent (paradoxalement) des douleurs lors de l'injection, des travaux montrent que détourner l'attention en faisant compter le patient à voix haute permet d'effacer le souvenir de la douleur (2,2% contre 41%)

- les patchs à la nicotine sont également efficaces chez des non-fumeurs, comme l' a montré une étude chez des opérés de la prostate, qui met en évidence une consommation auto-régulée moindre de morphine

- enfin, la capsaïcine, extrait purifié de piment fort, permet lors de cure de hernie inguinale à ciel ouvert, en l'administrant directement dans la plaie, de réduire les scores de la douleur pendant les trois jours qui suivent l'intervention.

La médecine est infinie et les possibilités immenses -)
par le toubib publié dans : médicaments, techniques, examens
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Vendredi 12 octobre 2007
Vu dans la presse professionnelle passées des pubs pour un stimulateur pour l'auto-rééducation à domicile.

Certes, le sujet ne fait pas très glamour, mais il est très fréquent.

25% des femmes sont concernés après accouchement (et 5% ont une incontinence fécale).

30% des femmes sont touchées par le problème vers les 50 ans.

Quelques règles simples :

- en post- accouchement, rééducation périnéale deux à trois mois après (jamais avant 6 semaines)
- si c'est peu important : rééducation périnéale
- si c'est important : envisager le chirurgical avec bandelette sous-urétrale
- si cela a déjà été opéré (cure de prolapsus) : souvent mixte, l'incontinence doit être bilantée.

A part cela, concernant le stimulateur en question, il faut noter que cela s'adresse plutôt à des incontinences mixtes, et qu'il faut déjà des releveurs d'une certaine tonicité. C'est également intéressant chez les patientes qui ne connaissent pas leur corps et n'ont pas de perception de ces muscles.

Deux problèmes sinon : 

-sonde unique vaginale; or le plancher pelvien, ce sont 3 sphincters (vésical, vaginal, anal)
- le prix : 304 euros, remboursé partiellement sur du LPPR; un équivalent en fonctionnalité est à 25 euros sur les catalogues de VPC, vérification faite

Et une remarque basique : les gynécos ne font pas leur boulot, ils devraient en parler systématiquement à 20 ans, quand on peut se constituer un plancher pelvien de qualité.
par le toubib publié dans : médicaments, techniques, examens
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Jeudi 11 octobre 2007

Vue dans la presse professionnelle une enquête menée par le Collège National des Cardiologues, et payée par les fabricants d'hypocholestérolémiants.

Leur souci, c'est que la pression monte de deux côtés : 

- d'une part les molécules les plus récentes dans la classe des statines, principaux médicaments, ne montrent pas de supériorité par rapport aux anciennes, génériquées

- et d'autre part, commencent à se poser de sérieuses questions sur le fait que les français consomment dans ce domaine 50% de médicaments de plus que les autres européens, pour un profil sanitaire comparable, et sans bénéfice démontré

L'enquête entend donc mettre en évidence que les cardios ont compris qu'ils pouvaient démarrer des traitements à faible dose, un peu moins coûteux, en fonction du LDL-C (sic).

Le problème est bien évidemment ailleurs. Pour être précis dans l'indication même du traitement, et les niveaux de preuves selon ces indications.

Et le taux de LDL en primaire (avant toute maladie diagnostiquée) ne fait à aucun moment partie des indications prouvées, qui se limitent au diabète, et à un taux de cholestérol total supérieur à 3 g/l. Et encore, ce avec les vieilles molécules, génériquées.

Le taux de LDL n'a même aucune corrélation prouvée avec la mortalité globale, c'est à dire l'espérance de vie.

Ni les soi-disant multiples facteurs de risque et autre pseudo syndrome métabolique.

Ce qui me ferait rire, ce serait une procédure engagée par un patient contre un grand patron de cardio pour perte de chance et défaut d'information sur une prescription par exemple d'atorvastatine (preuve = zéro, doute sur l'impact glycémique), et non de simvastatine (preuve en primaire et en secondaire).

Comment ça, mauvaise langue ?

par le toubib publié dans : médicaments, techniques, examens
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Vendredi 28 septembre 2007

Je viens de bénéficier d'un topo général en gynécologie, avec un chapitre de rappels toujours utiles sur la contraception.

Notamment quelques actualisations concernant l'indice de Pearl, qui est le taux d'échec d'une méthode contraceptive (pour 100 femmes, sur 12 cycles). Les études précisent que les variations entre 0 et 0,3 sont non-significatives, car certaines prennent en compte certaines causes d'échec comme les vomissements et d'autres non
!

Adépal, Cycléane 30 : 0 %

Minulet : 0,06 %

Minidril : 0,1 %

Trinordiol : 0,18 %

Cilest : 0,43 %

Jasmine : 0,57 %

Belara : 0,69 %

Micro-progestatifs (Microval, ...) : 1 à 1,20 %

Macro-progestatifs : 0 à 0,20 %

Anneau : 0,30 à 1,40 %

Mirena (DIU progestatif) : 0 % à  0,20 % sur un an; 0,50 à 1,10 % cumulé sur 5 ans

Nova T (DIU cuivre) : 1,26 %

Gynelle 375 (DIU cuivre) : 0,30 à 0,40 % sur un an; 1,50 % cumulé sur 5 ans ?

Multiload 375 (DIU cuivre) : 0 % sur un an; 1,8 % cumulé sur 5 ans

Ovules spermicides : 0,60 % à 0,80 %

Patch  :0,73 % à 1,28 %

Implant : 0 % à 0,1 %

Pour les DIU (stérilet), de façon globale, l'indice augmente au cours des années.

par le toubib publié dans : médicaments, techniques, examens
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Vendredi 14 septembre 2007

Lu dans la presse professionnelle une étude assez inquiétante sur les effets délétères des médicaments.

Aux USA, d'après la FDA, entre 1998 et 2005, le nombre de décès provoqués par des médicaments est passé de 5 519 à 15 107.

Cette augmentation a été quatre fois plus rapide que celle du nombre d'ordonnances.

1 489 médicaments ont été liés à des effets secondaires graves et à des décès. 51 d'entre eux sont resonsables de 43% des notifications d'accidents.

Voilà qui incite à y aller tout doux sur la prescription !

par le toubib publié dans : médicaments, techniques, examens
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