Vu hier m. D., 30 ans, patient habituel, pour douleur sous l'avant-pied gauche.
Ce matin au lever, violente douleur à l'appui, qui est quasiment impossible. Il entre donc en boîtant bas.
Pas de notion de traumatisme, ni direct de type entorse, ni indirect de type chute d'un poids sur le pied ou clou à travers la semelle de la chaussure.
A l'examen, ni oedème ni hématome. La douleur est déclenchée par la palpation, une barre à l'extrémité distale des métatarses.
Je sais qu'il bricole beaucoup ces temps, car il vient d'acheter une vieille maison, et il rénove. Aussi je lui demande ce qu'il a fait la veille.
Gagné : pose de spots encastrés au plafond en série à la demande de madame.
Ce qui veut dire escabeau toute la journée, montée, descente, appui sur l'avant-pied, plus prononcé à gauche car le pied droit est sur l'échelon supérieur.
Et ce qui plus est en portant des tennis, souples, ne tenant pas le pied, ne répartissant pas la charge.
Antiinflammatoires, repos.
Bon, il a fini l'installation des spots -)
Sorti ces derniers jours au JO du chiffre concernant les places en sages-femmes : 1007.
Admirons la très grande précision : pas 1000, ou 1050, non.
A part cela petit rappel : il y a 16 200 SF en France dont 80% de salariées, et sont disponibles 2 500 postes salariés vacants.
Soit deux promos et demie donc.
En Grande-Bretagne, population environ en même nombre, elles sont 34 000.
Et le nouveau truc à la mode pour résoudre la crise qui arrive, c'est la déléguation. A qui ?
Jusqu'ici, tout va bien.
Revu mercredi m. E., 30 ans, qui en accident du travail à la mi-décembre 2006, a présenté une sciatique importante. Il avait alors eu un scanner qui montrait une hernie conséquent. (voir article
du 21 avril : "un peu coincé")
Là, 3° scanner, 2° de contrôle : la hernie ne bouge pas; les douleurs réapparraissent dès qu'il tente de marcher plus d'un quart d'heure.
Il nous faut donc tenter une infiltration, qui aura lieu sous guidage scanner dans deux semaines.
Par ailleurs, va se poser la question d'un reclassement professionnel, et de la nécessité et/ou de l'intérêt d'un dossier COTOREP.
Car ne nous leurrons pas : une classification COTOREP est bien souvent un handicap supplémentaire et un gros élément négatif lors de la recherche d'un emploi.
Le pauvre n'en a pas fini.
Ainsi donc, une directive européenne impose d'inscrire la MG comme une spécialité au même titre que les autres, au niveau administratif.
D'après le texte, cette qualification est automatique pour tout titulaire du diplôme dans son pays, et doit être effective pour le 20 octobre 2007.
Sauf que l'Etat entend faire valider cette qualification par l'ordre des médecins avec une commission, et lui a donné trois ans pour ce faire, via un arrêté.
Le but de la manoeuvre est clair : retarder au maximum si possible le passage à 23 euros pour la consultation, passage qui devrait donc légalement être automatique le 21 octobre 2007.
Voilà qui va encore attirer du monde en MG au choix, c'est sûr.
Ainsi, la santé, sans doute le premier budget de la nation avec 150 milliards d'euros pour 2007, se retrouve dans un ministère annexe, avec les sports.
Et avec un ministre qui n'est pas de premier plan, qui sera sous la tutelle financière d'un autre ministère, et qui n'y connait rien.
Cela promet.
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