Hier je vois mme M., 37 ans, patiente habituelle, pour toux, extinction de voix, courbatures, fièvre. Rien que du banal.
Et elle me demande de renouveller son ordonnance de veinotoniques (Ginkor° en l'occurrence). Je lui dit alors qu'au 1° janvier, ce sera déremboursé totalement. Elle me demande de lui prescrire un
autre produit. Non, ce que je voulais dire, c'est que tous les veinotoniques seront déremboursés au 1° janvier. Mine catastrophée de la patiente : et pour le prix ? Et bien à vrai dire, je n'en
ai aucune idée, même si je présume qu'il va prendre l'ascenseur .....
Et je trouve dans le QDM (Quotidien du médecin, un journal professionnnel qu'on reçoit sans le demander, 95% de pubs déguisées ou non, mais une info intéressante de temps à autre
...) du jour tout un article sur le sujet.
Avec notamment un topo sur le cas italien. Les veinotoniques ont été déremboursés en Italie en 1994. Une étude a comparé la situation en 1991 en Lombardie, à celle de 1999 pour la même
région.
Elle retrouve une augmentation d'hospitalisation pour ulcérations veineuses de 4 800 à 6 500 cas (+ 35%).
Pour l'auteur, le déremboursement a permis une économie, consultations incluses de 54,4 millions d'un côté, pour entraîner un coût d'hospitalisation de 78 millions, soit 23,6 millions de dépenses
supplémentaires au final (+ 43%).
En sera-t-il de même en France ?
Et est-il tout simplement prévu d'analyser les conséquences médicales et économiques de cette décision ? J'en doute.
ajouter un commentaire commentaires (7) créer un trackback recommander
Commentaires