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Mercredi 29 août 2007
Très intéressant dossier sur le sujet dans le numéro d'août de la Revue Prescrire, alors que les études valables sur le sujet sont évidemment fort rares.

Pour l'insomnie, tilleul, verveine, mélisse et oranger n'ont pas d'efficacité démontrée, mais une inocuité totale. La valériane en extrait aqueux serait sans effet indésirable, et aurait une efficacité supérieure au placebo.

Pour les bouffées de chaleur de la ménopause, soja et trèfle ont peut être une efficacité (modeste), et des effets indésirables très mal connus, mais semblent sans danger sur des utilisations à court terme pour des femmes sans antécédent de cancer du sein.

Pour l'arthrose, l'harpagophytum aurait une petite efficacité antalgique, sans effet indésirable grave.

Pour les troubles fonctionnels digestifs, la menthe poivrée en huile essentielle dispose de plusieurs études en faveur de son efficacité, sans effet indésirable connu. Mélisse, matricaire ou badiane ne disposent pas de telles preuves, mais semblent au moins dépourvues d'effet néfaste.

Pour les états dépressifs légers à modérés, le millepertuis disposent d'études en faveur de son efficacité; mais il pourrait y avoir des risques de syndrome sérotoninergique ou de photosensibilisation; en outre, les interactions médicamenteuses sont nombreuses. Signaler la prise d'un tel traitement en automédication à son médecin est donc impératif.

Pour la constipation, la règle de base est simple : à éviter absolument (voir cet article).

Pour l'Alzheimer, l'efficacité du Ginkgo boloba est plus que douteuse, avec de plus un risque hémorragique.

Pour les récidives d'infections urinaires, le cranberry est efficace, au prix d'interactions potentielles à prendre en compte. Il est donc nécessaire de signaler toute automédication à son médecin.

Pour la fatigue, le ginseng présente de forts risques d'effets indésirables et d'interactions médicamenteuses, sans preuve d'efficacité. Les compositions sont souvent fantaisistes et aléatoires. A éviter.


Je ne peux que conseiller la lecture de ce numéro, et à vrai dire celui de la revue de façon générale, qui devrait faire partie du cursus médical et de la formation continue de façon obligatoire ! (non, je n'ai pas d'actions, je n'écris pas dans la revue, et suis parfois en désaccord)

par le toubib publié dans : médicaments, techniques, examens
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Jeudi 26 juillet 2007

Vu passé sur des forums médicaux que la dernière parution du journal du Collège de cardiologie américain du 23 juillet livre une démonstration concernant cholestérol et statines (la classe de produits de référence).

L'abaissement du "mauvais cholestérol" est corrélé à l'augmentation du risque cancéreux.

La question de savoir si ces produits sont co-carcinogènes est soulevée.

Rappelons que le distingo entre "bon" et "mauvais" cholestérol n'a pas de relation démontrée avec la mortalité globale des patients (= l'espérance de vie).

N'ayons crainte, les habituels stipendiés ne vont pas tarder à lâcher leurs écrans de fumées pour tenter de noyer le poisson (et de sauvegarder le chiffre d'affaire et les bénéfices des industriels du médicament).

Comment ça, mauvaise langue ?

par le toubib publié dans : médicaments, techniques, examens
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Mardi 24 juillet 2007

Reçu un courrier annonçant le retrait fin septembre du véralipride (Agréal°), neuroleptique utilisé dans le traitement des bouffées de chaleur de la ménopause.

Ce retrait se fait au niveau européen, le rapport bénéfice/risque étant défavorable.

La vrai question est : les effets secondaires étaient bien connus, depuis longtemps, pourquoi le produit n'a-t-il pas été retiré plus tôt ?

Il n'y a en effet aucun nouvel argument à l'encontre de ce produit, tout était déjà sur la table.

Et l'on devrait se fier uniquement aux AMM et indications officielles ?

par le toubib publié dans : médicaments, techniques, examens
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Vendredi 29 juin 2007
Vu dans la revue Prescrire de juillet un article concernant du sildénafil en utilisation pour le traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire.

Il s'agit de la forme à 20 mg par comprimé, pas de celles utilisées dans les troubles de l'érection, et non-remboursées. 

Le prix est de 594 euros la boîte de 90 comprimés, en rétrocession par les pharmacies hospitalières aux patients en soins ambulatoires.

Ce qui met le mg à 0,33 euros contre 0,14 euro le mg pour la forme la moins chère des traitements de l'érection.

2,35 fois plus cher : première anomalie.

Mais en plus, cette molécule a une ASMR de niveau 5, c'est à dire "absence de progrès thérapeutique".

Autrement dit, ce produit n'apporte rien par rapport aux médicaments déjà présents.

Pas mieux, cher, remboursé : nous sommes en France, pays de la Logique et de la Raison Pure.
par le toubib publié dans : médicaments, techniques, examens
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Jeudi 28 juin 2007

Ce qui me fait penser à l'importance, en nombre comme en gêne occasionnée, de cette pathologie, et aux produits fort nombreux disponibles pour traiter ce problème.

Soyons clairs : il y en a un bon nombre qui devrait être sur prescription uniquement, et qui ne le sont malheureusement pas. Voir retirés du marché.

A savoir tous les irritants, qui résolvent le problème pour un temps, en aggravant en fait la situation à moyen et long terme. En effet, ils abrasent les muqueuses, qui deviennent a-réactives, ce qui ne peut que créer un cercle vicieux.

Les pires dans cette catégorie sont ceux en phytothérapie : "cela ne peut pas faire de mal, c'est des plantes". 

Oui, et la cigüe aussi !

Bourdaine, séné, tamarin : à oublier !

Premier traitement : l'eau, un litre et demi par jour l'hiver, deux l'été (pour un adulte !). 

Parce qu'en fait, pour simplifier, on perd en hiver, en gros un tiers de litre en transpiration, un tiers en évaporation (la buée au froid !), et qu'il faut un tiers pour les reins pour fonctionner. Donc à un litre par jour, il reste zéro pour les selles. A un litre et demi, il restera 20 cl.

Deuxième traitement : les fibres. 

Pour faire du lest et du volume, ce qui oblige les intestins à travailler.

Troisième traitement : un peu d'exercice physique.

Bouger les muscles fera bouger les intestins.

Après, on peut songer à un traitement médicamenteux, et toujours tout en douceur, pour ne pas avoir à 50 ans un colon qui ressemble à la coloscopie à un tuyau de poêle !

par le toubib publié dans : médicaments, techniques, examens
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