Ainsi donc, une directive européenne impose d'inscrire la MG comme une spécialité au même titre que les autres, au niveau administratif.
D'après le texte, cette qualification est automatique pour tout titulaire du diplôme dans son pays, et doit être effective pour le 20 octobre 2007.
Sauf que l'Etat entend faire valider cette qualification par l'ordre des médecins avec une commission, et lui a donné trois ans pour ce faire, via un arrêté.
Le but de la manoeuvre est clair : retarder au maximum si possible le passage à 23 euros pour la consultation, passage qui devrait donc légalement être automatique le 21 octobre 2007.
Voilà qui va encore attirer du monde en MG au choix, c'est sûr.
Ainsi, la santé, sans doute le premier budget de la nation avec 150 milliards d'euros pour 2007, se retrouve dans un ministère annexe, avec les sports.
Et avec un ministre qui n'est pas de premier plan, qui sera sous la tutelle financière d'un autre ministère, et qui n'y connait rien.
Cela promet.
Vu dans la presse professionnelle un article avec un exemple patent de la mauvaise foi des caisses, en plus de leur incompétence.
En effet, plus de deux ans après l'entrée en vigueur de la loi, elles sont toujours incapables de considérer les médecins d'une association comme médecins traitants
conjointement
d'un patient. Elles veulent
un nom, alors que la loi prévoit expressément la possibilité inverse.
Cela crée des problèmes de remboursement pour les patients qui se voient ainsi considérés faussement comme hors parcours, et bien sûr pénalisés financièrement.
Que répondent benoîtement les caisses ? Que puissent qu'elles violent la loi, et ne veulent pas se mettre en capacité se s'y adapter, les médecins concernés pour leur simplifier le travail n'ont
qu'à faire de même en indiquant "médecin remplacé" (ce qui est donc faux) dans les codifications.
Vient de sortir une étude qui compare les systèmes de soins de l'Australie, du Canada, de l'Allemagne, de la Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni et des Etats-Unis.
La conclusion est sans appel : les USA ont le système a la fois le plus cher et le moins efficient, quelque soit le critère envisagé.
15% des habitants, soit 45 millions de personnes, n'ont pas de couverture maladie.
Les résultats en terme de santé publique sont franchement mauvais.
Et les dépenses sont de 6 102 dollars par habitant et par an, pour une moyenne des pays considérés qui s'élève à 2 571 dollars (France : 3 000 dollars)
Ce sont maintenant les grands patrons qui s'en inquiètent, mettant en avant la dégradation de la compétitivité induite dans les entreprises !
Ainsi donc notre nouvelle équipe gouvernante songe très fort à nous mettre des franchises sur le médicament, les consultations, la biologie, l'hôpital.
Je suis sans doute totalement stupide, mais étant donné que le taux de remboursement n'est déjà pas de 100%, sauf cas particulier, je vois cela comme une diminution du taux moyen de
remboursement, recette habituelle d'un gouvernement en mal d'idées, incapables de concevoir autre chose, incapable même de regarder ce qui se fait ailleurs.
Car enfin, les systèmes à filières dépensent pour les mêmes résultats 20 à 25% de moins que nous. Un différentiel potentiel de 32 à 35 milliards par an.
Nous allons donc persister dans la même stratégie, avec les mêmes vieilles recettes inefficaces que depuis 30 ans au moins.
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