Présentation

Commentaires

Jeudi 18 janvier 2007

Reçue hier la lettre du gastro-entérologue qui a vu m; P., 60 ans, qui était venu entre Noël et jour de l'an pour de violentes douleurs anales avec rectorragies.

Il m'avait été quasiment impossible de l'examiner, il pouvait à peine rester assis. J'avais donc évoqué une fissure anale devant l'importance des symptômes et de la douleur. J'avais prescrit du lactulose, de la gomme de sterculia et du paracétamol-codeine. Et fait une lettre pour examen proctologique.

Le gastro me rapporte que les signes avaient cessé en deux jours; il a vu le patient 10 jours après l'épisode, il il a retrouvé une cicatrice de fissure. Il confirme au patient la poursuite du traitement pour encore deux semaines.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 17 janvier 2007

Avec cette réforme à la noix du médecin traitant, il y a une chose qui me chiffonne toujours, ce sont les patients dont je ne suis pas le médecin traitant, et qui prennent rendez-vous en s'excusant parce qu'ils ne sont pas listés chez moi. Cela me chiffonne encore plus quand il s'agit d'un enfant, comme pour Janna hier.

On ne choisit pas d'être malade, et si le médecin traitant n'est pas là, et que cela ne peut vraiment pas attendre, hein ? Surtout pour un gamin, et d'autant que par définition, il n'y a pas de notion de médecin traitant pour les moins de 16 ans.

En fait, je crois que c'est la présentation de la chose ("vous acceptez de nous voir même si") qui me chagrine, parce qu'elle sous-entend qu'ils se sont fait rabrouer par d'autres, ce qui m'est régulièrement confirmé. Si on n'a pas le temps, on n'a pas le temps. Mais parce que ce n'est pas un patient habituel ?

Cette notion de "patientèle", comme on dit "clientèle", m'a toujours gêné aux entournures.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 17 janvier 2007

Vu hier m. P., 28 ans, opéré d'un kyste de la cuisse mal placé, classé cliniquement comme un lipome, confirmation faite par l'anatomo-pathologie. Il a pris rendez-vous car "c'est chaud, douloureux, et on dirait qu'il y a du pus".

On ne dirait pas : il y a.

Pourtant, l'opération a eu lieu il y a 10 jours, c'était propre, m; P. n'est pas un patient a l'hygiène douteuse.

Il n'a pas de cause pouvant expliquer cela : pas de blancs limites, pas de diabète, pas de traitement en cours. La fatalité.

J'appelle le service où il a été opéré et leur explique la situation. Il sera vu le lendemain.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 17 janvier 2007

Vue hier mme P. 81 ans, qui revient pour le renouvellement de son traitement. Elle a un peu d'hypertension, un reflus gastro-oesophagien intermittent, et de l'arthrose un peu partout.

Elle est venue avec son mari, et je vois bien que ça coince entre eux, et qu'elle même est énervée. Je les fais asseoir et leur dit que je les écoute.

Le fond du problème, c'est que c'est monsieur qui va à la pharmacie chercher les médicaments. Et la dernière fois, le pharmacien lui a donné un générique sous prétexte que mon ordonnance le prévoyait ainsi. Et mme ne veut pas de générique, pas un, pour aucun de ses produits.

Je leur fait remarquer que mes prescriptions sont rédigées en DCI, et qu'ils leur appartient à eux et non au pharmacien de choisir, et que si le pharmacien n'est pas content, ils peuvent changer d'épicerie.

J'ai régulièrement le cas de patients qui me rapportent ce problème; bien curieusement, les pharmaciens ne cherchent jamais à me joindre....

Evidemment, leur pratique est totalement illégale, et non moins totalement vénale : ils gagnent plus sur le générique.

La règle est simple : prescription en DCI, c'est le patient qui choisit.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Mardi 16 janvier 2007

Vu hier M. J, 32 ans, en traitement de substitution par buprénorphine depuis plus d'un an. Il en est à sa quatrième tentative de sevrage, ça se passe à peu près bien pour l'instant,  on descend par palier, la délivrance est correcte d'après le pharmacien, pas de demande hors date.

Le problème, c'est qu'il va partir 5 semaines, et qu'on ne peut prescrire que 4. déjà, normalement je prescris une délivrance hebdomadaire. Là, on n'a guère le choix.

Je joints le pharmacien pour le prévenir : je gonfle la prescription, je demande une délivrance en une fois, en calculant que cela corresponde donc bien aux 5 semaines.

On est contraint de procéder ainsi, il n'y a guère d'autre solution.

Je rappelle à m. J. de bien avoir son ordonnance sur lui au départ : en cas de contrôle, il ne passerait pas, autrement.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus