C'est inexorable, tous les médecins généralistes voient un certain nombre de cas de ce genre par mois : péremption des droits.
Le patient qui a la CMU, qui y a toujours droit, mais qui n'a pas pensé à demander son renouvellement en temps et heure. Ou dont le dossier traîne entre deux bureaux quelque part.
Et qui bien sûr dans la plupart des cas n'a pas un sou pour payer la consultation. Que faire alors ? Mis à part forcer le passage de la carte, en sachant très bien que le paiement ne sera que partiel, même les droits rétablis à la date concernée, en continuité.
Très étrange en vérité que des caisses qui me renvoient des arrêts de moins de trois jours, sur lesquels elles ne sortiront donc pas
un centime, parce que le patient a oublié de cocher une case, et dépensent pour ce faire temps, papier et frais postaux, ne soient pas à même de contacter à l'avance les patients concernés, qui
par définition sont en situation difficile, pour leur dire de penser à faire les démarches nécessaires.
Ou quand je songe à toutes les publications qui nous sont destinées venant des caisses, mises à la poubelle directement ou presque (ouverture de l'enveloppe, coup d'oeil, hop !).
On me répondrait qu'il ne s'agit pas des mêmes budgets, bien sûr, mots magiques censés tout expliquer dans les lieux où le règlement prime sur l'intelligence.
Enfin, le vrai problème c'est au niveau de la délivrance des prescriptions, notamment médicamenteuses. Parce que là, il y a toujours une part à payer.
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