Ainsi donc les USA viennent de rejeter le dossier du rimonabant, supprimant son autorisation de mise sur le marché.
Ce produit est censé aider à maigrir, il est remboursé en France dans le cadre des médicaments d'exceptions.
Même si un aspect économique et protectionniste n'est pas à exclure en totalité, celle molécule appartenant au laboratoire européen Sanofi-Aventis, la décision des USA est officiellement
fondée en grande partie sur l'augmentation des risques psychiatriques, et notamment suicidaires.
Rappellons que la conclusion de la revue Prescrire en juin 2006 était (n° 273 p 409) : "en pratique, pas de raison de recourir au rimonabant".
En miroir à la sortie de générique au Subutex°, sortie d'une association buprénorphine + naloxone, comme par hasard ....
L'industriel met en avant la logique théorique de l'association, qui doit réduire le "mésusage" par injection de la buprénorphine, la naloxone étant un antagoniste morphinique très peu absorbé par
voie sublinguale.
Pour la revue Prescrire, ce médicament ne présente guère d'intérêt, il est plus logique de mettre les patients injecteurs à la méthadone, une enquête finlandaise montrant que 8% des utilisateurs
pratiquent l'injection avec l'association, contre environ 15% avec la buprénorphine seule.
Il n'y a pas d'étude comparant l'efficacité même à court terme entre association et buprénorphine seule.
Au total, la sortie prévue semble plus répondre à une contingence marketing (répondre à la sortie d'un générique et protéger le chiffre d'affaire), qu'à une démarche médicale.
Suite des publications de l'étude britannique Million Women Study concernant les traitements hormonaux de la ménopause.
On savait déjà qu'on a sous traitement une augmentation du risque de cancer du sein, une augmentation du risque cardio-vasculaire, aucune efficacité sur l'ostéoporose.
Il apparaît maintenant que le risque de cancer ovarien à 5 ans sous traitement est à 1,20, et les décès afférents à 1,23.
La première étude mettant en cause les traitements date de 1995. Il a fallu attendre 2004 pour que les différents acteurs impliqués reconnaissent le problème.
Les femmes traitées peuvent remercier les industriels et les gynécos prescripteurs.
Vient de sortir dans le NEJM, référence anglo-saxonne, une méta-analyse qui montre que la molécule de rosiglitazone, commercialisée depuis 8 ans par l'industriel GSK sous le nom d'Avandia°, servant
en association au traitement des diabètes de type 2 pose quelques problèmes.
En effet, l'intérêt de la chose est déjà très limité, l'association à d'autres molécules étant indispensable, mais de plus, on observe une hausse de 45% du risque d'infarctus du myocarde (crise
cardiaque).
Autant vous dire que le fabricant va avoir du mal à remonter la pente. S'il n'est pas contraint au retrait, avec procès aux USA à la clé.
L'action GSK a perdu 7% de sa valeur dans la foulée de la publication.
Revue Prescrire, mai 2007. Une étude réalisée dans 5 pays apporte des éléments de réponse quand au délai "normal" d'éjaculation après pénétration.
491 couples volontaires, hétérosexuels, avec des hommes âgés de 19 à 73 ans.
le délai médian est de 5,4 minutes, avec des extrêmes de 30 secondes à 44 minutes.
Moyenne de 6,5 minutes entre 19 et 30 ans, 5,4 minutes entre 31 et 50 ans, 4,3 minutes au-delà de 51 ans.
Dans plus de 50% des cas le délai est de moins de 6 minutes. Dans 10% des cas il est de moins d'une minute après pénétration.
L'étude ne prend pas en compte la satisfaction des partenaires.
Pour la revue, cela peut permettre de rassurer quand à une "anormalité" supposée par le patient.
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