J'ai relu hier l'article de la revue Prescrire n° 272 sur le sujet. Les conclusions n'en sont guère en faveur du dépistage par mammographies systématiques.
Le bénéfice en terme de mortalité totale (= espérance de vie) n'est pas démontré. Les études sur le sujet sont d'un faible niveau de preuve. Environ 60% des anomalies détectées sont des "faux positifs" (= pas de cancer en fait), ce qui engendre anxiété et examens inutiles en réalité.
Au total, la revue conclue en considérant qu'avant 50 ans la balance bénéfice-risque est défavorable; qu'après 70 ans, on n'a pas de preuve d'efficacité; et qu'entre 50 et 70 ans, les bénéfices sont hypothétiques.
Sachant que le dépistage systématisé pour toute la population visée coûterait 150 millions d'euros par an, on peut se demander si ces sommes ne seraient pas plus utiles ailleurs.
En tout état de cause, il nous faudrait des études fiables, menées au niveau européen vu le recrutement nécessaire (1 million de femmes pour une étude correcte), pour pouvoir conclure de façon certaine.
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