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Jeudi 17 janvier 2008

Tous les jours ou presque, je reçois des résultats d'examens, et des courriers de confrères.

Que je suis censé conserver quelque chose comme 30 ans, je crois, et jusqu'à 48 ans pour les enfants (30 + 18 pour atteindre la majorité !).

A une époque, j'avais tenté de scanner tout cela, et hop dans le dossier informatique. Le scanner est tombé en rade, j'ai du coup réfléchi à la question.

Et en fait, je ne suis que très rarement amené à rechercher un élément ancien. Tout simplement parce qu'il perd de sa pertinence presque immédiatement. Savoir que monsieur Machin a eu tel résultat biologique il y a trois ans ne présente pas d'intérêt, sauf rarissime exception. Savoir que madame Truc a eu tel opération fait partie des antécédents, et est noté à ce chapitre.

Or scanner prend beaucoup de temps, et suppose une inscription d'un résumé dans le fil de la consultation pour être visible au premier coup d'oeil à l'ouverture du dossier.

Du coup depuis plusieurs années, je note le principal dans le dossier, et je classe au jour le jour les feuilles papiers.

Aucun souci avec ce système, je ne vais fouiller dans ces "archives" qu'à peine deux ou trois fois par an.

Pour en avoir discuté avec des confrères fanas et férus d'informatique, il ne semble pas que d'avoir la version numérisée change grand chose, ni ne rende l'utilisation de ces résultats passés plus fréquents.

Reste la place occupée physiquement par ces archives. Volumineux quand même.

Et le problème de la sauvegarde et de l'éventuelle transmission de ces données, alors que son dossier appartient au patient. Et là dessus, les recommandations, notamment celles de l'ordre des médecins, ne sont pas très claires .....

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Mercredi 16 janvier 2008

Revu hier m. B., 71 ans, patient habituel, qui me revient avec ses radios et ses résultats biologiques sous le bras.

Il était venu il y a une semaine environ pour des douleurs au niveau de la hanche droite, à n'importe quel moment de la journée, sans cause déclenchante évidente, sans facteur mécanique notable, sans irradiations, sans autre symptôme. Ce depuis trois semaines, un mois.

Douleur décrite comme un piqué brutal, et qui s'estompe en quelques minutes à chaque fois.

A l'examen, rien de rien, pas de douleur à la palpation, mobilisation normale, pas de déficit ni de trouble neurologique, pas de perte de force musculaire. Aucun signe abdominal.

Je retiens l'hypothèse d'une aggravation de l'arthrose de hanche bilatérale existante, demande des radios, un petit bilan biologique centré sur une éventuelle inflammation au cas où.

Et bien sûr, tout cela est normal, et sans modification par rapport à il y a un an pour les radios.

Et bien évidemment, c'est logique et inexorable, m. B. me dit qu'il va beaucoup mieux, sans traitement autre que du paracétamol, et qu'il n'a plus ressenti de douleur depuis quelques jours !!!

Et bien parfait, on va caser ça dans les 20% de "je sais pas" en attendant que ça se manifeste peut-être à nouveau. Ou peut-être pas.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Mercredi 16 janvier 2008

Un débat animé en deux parties ici et ici. (Pelloux gagne 2 à 0).

On a donc appris que la tiers de temps de ministre, qui avait soi-disant les sous, ne peut payer que la moitié, comme prévu depuis le départ.

300 euros la journée, c'est malgré tout 20% de plus pour l'urgentiste moyen que le tarif de base.

D'après ce que j'ai cru comprendre, c'est tout juste la rémunération standard pour l'hospitalier moyen.

Et rappellons que cela ne concerne que les médecins, pour la moitié seulement des RTT, et pas les CET !!!

Bref, on est très très loin d'une solution définitive !

On voit le mur sans avoir besoin de jumelles ....

 

par le toubib publié dans : point de vue
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Mercredi 16 janvier 2008

1°/ Sur les forums, une offre d'emploi. SOS médecins Quimper cherche deux confrères avec formation d'urgentiste pour ce 1° trimestre 2008. 

35 heures par semaine, environ 8 000 euros d'honoraires par mois. Environ 130% du taux horaire du médecin généraliste moyen.

Pas sûr qu'il y ai beaucoup de candidat, d'ailleurs l'existence même de cette pub est une indication. Il y a quelques années, les SOS  recrutaient sur candidatures spontanées.

Un urgentiste passé à l'intérim peut espérer mieux, les hôpitaux et cliniques de petites villes étant obligés de faire tourner la boutique. La garde se négocie alors sur du 500 à 600 euros la journée ...

2°/ Encore un qui a tout compris.

L'inénarrable président de l'Uncam est allé défendre devant le congrès des internes de médecine générale le conventionnnement proportionnel, l'interdiction d'installation sur certains secteurs, et la coercition à tous les niveaux.

Cet homme là a été partisan il y a quelques années de la baisse du numerus au concours de 1° année, sur l'argument simpliste "moins de médecins = moins de dépenses".

Il est maintenant partisan du "le piège n'attire pas les mouches, rajoutons du vinaigre".

Et il est censé représenter et défendre les assurés sociaux.

Jusque là tout va bien.

par le toubib publié dans : brèves
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Mardi 15 janvier 2008

Vue hier mlle D., 27 ans, patiente habituelle, pour "boule douloureuse très mal placée" d'après son coup de fil.

En fait, il ressort de l'interrogatoire qu'elle a depuis quelques jours suite à un rasage pelvien des inflammations de la peau, avec du pus par moments, et depuis 48 heures, une tuméfaction sur la lèvre à droite, très douloureuse, qui lance par à coup. Elle a un peu de fièvre, 38 / 38,5°, et a pris du paracétamol depuis la veille.

A l'interrogatoire seul, cela ressemble fichtrement à une bartholinite.

A l'examen aussi !

Il y a plusieurs points infectieux sur la zone pelvienne rasée, certains avec du pus. Ce n'est pas joli, joli. Au niveau de la lèvre, c'est au bon endroit, c'est tendu, rouge, inflammatoire, oedématié, mais il n'y a pas d"écoulement : bartholinite non-fistulisée.

Il n'y a pas, et il n'y a pas eu a priori d'écoulement vaginal. Pas de rapport sexuel, cela semble bien être en rapport avec ce rasage récent.

On va donc tenter les antibiotiques, sur deux semaines.

En l'absence d'amélioration, ou si la bartholinite se met à couler, il faudra songer à passer à du chirurgical.

Mlle D. fait la grimace. Qui puis-je ? Petit acte, grande conséquence. Peut-être. On a quand même de très bonnes chances de résoudre ça en douceur.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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