Revue Prescrire, mai 2007. Une étude réalisée dans 5 pays apporte des éléments de réponse quand au délai "normal" d'éjaculation après pénétration.
491 couples volontaires, hétérosexuels, avec des hommes âgés de 19 à 73 ans.
le délai médian est de 5,4 minutes, avec des extrêmes de 30 secondes à 44 minutes.
Moyenne de 6,5 minutes entre 19 et 30 ans, 5,4 minutes entre 31 et 50 ans, 4,3 minutes au-delà de 51 ans.
Dans plus de 50% des cas le délai est de moins de 6 minutes. Dans 10% des cas il est de moins d'une minute après pénétration.
L'étude ne prend pas en compte la satisfaction des partenaires.
Pour la revue, cela peut permettre de rassurer quand à une "anormalité" supposée par le patient.
Dans le numéro de mai de la revue Prescrire, l'Afssaps et la HAS se font étriller au sujet de leurs recommandations concernant les traitements du diabète de type 2.
SEuils et objectifs non démontrés par des essais cliniques; mise sur le même plan de valeur thérapeutique de molécules aux effets prouvés et des nouvelles sorties, qui n'ont rien démontré.
Notamment, on recommande un seuil de mise en route d'un traitement à 6% d'hémoglobine glyquée, et 6,5% pour une bithérapie, sans que cela soit justifié par des études.
Les différentes thérapeutiques médicamenteuses sont mises sur le pied d'égalité, alors que certaines sont délétères ! (glitazones)
La conclusion est sans appel : ne pas suivre ces recommandations.
Vue hier mme C., 33 ans, patiente habituelle, pour (dixit) "coup de déprime".
Son frère, dont elle est très proche, est alcoolique depuis de nombreuses années. Elle fait ce qu'elle peut, mais par moment, surtout s'il y a un répit, elle craque. Et là, il est hospitalisé
pour une 5° tentative de désintoxication.
Donc elle peut s'autoriser à se laisser aller. D'autant que tout cela la replonge dans l'histoire familiale, le père, alcoolique, ayant fini par se suicider alors qu'elle avait 18 ans.
Que dire, que faire ? Elle sait bien sûr que l'on ne peut aider quelqu'un qui ne veut pas l'être. Elle connait tout ce qui a pu s'écrire ou se dire sur l'alcoolisme. Elle n'a donc aucune
illusion. Je n'en ai aucune à lui proposer.
Prescription d'alprazolam quelques jours au coucher.
Pour voir, nous sommes quelques uns à décompter les consultations qui pourraient être déléguées.
Depuis le début du mois, j'en suis à environ 15%.
Si nous prenons les critères anglais, nous pouvons peut être monter à 25 ou 30%. Cela suppose que la totalité des visites standard des nourrissons (peser, mesurer, vacciner, ...), la totalité des
chroniques sans problèmes (HTA, diabète, ...) sont assurées ou au moins préparées par des collaborateurs.
Il ne semble pas que la solution sera à la hauteur des problèmes à venir.
Et comme en outre il n'y aura personne à qui déléguer ......
Lu un article dans la presse professionnelle concernant les décès par asthme.
En 2003, 1353 morts en France, dans le silence.
On constate que le principal facteur prédictif est un antécédent d'intubation lors d'une crise précédente, bien meilleur marqueur que les définitions de type Gina, un autre marqueur
étant l'utilisation de consultations non-programmées, traduisant une observance insuffisante.
Il semble bien que les patients à haut risque ont une très mauvaise perception de leur état par rapport aux autres patients, avec, bien en amont de la crise, une vision anormale de la dyspnée, et
en conséquence l'absence d'adaptation des traitements dans les jours précédents la crise.
Ce qui logiquement incite à demander au patient de se procurer un débitmètre de pointe, et à l'utiliser régulièrement pour connaître leur état, seule façon d'anticiper.
Les débitmètres sont remboursés dans la limite d'un tous les trois ans, ce qui est normalement suffisant, mis à part casse accidentelle.
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