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Commentaires

Jeudi 13 septembre 2007

Ils ne sont pas nombreux, en outre, comme je prescris essentiellement, à plus de 85%, en DCI (nom chimique du médicament), c'est au patient de voir ça directement avec son pharmacien normalement.

Mais il y a par exemple mme P., 75 ans, patiente habituelle, qui soutient mordicus que les génériques "ne lui vont pas", et qui me demande des prescriptions en princeps, et me le rappelle à chaque fois de peur que je n'oublie. Alors que de toute façon, c'est noté dans le ventre du bestiau informatique à "ordonnance standard", et que cela ressort évidemment toujours pareil, mais bon.

Il y a des plus jeunes aussi qui récusent les génériques : moins nombreux, sur des prescriptions plus ciblées. Cela concerne alors plus volontiers les antidépresseurs et les anxiolytiques. 

Il est vrai qu'il y a eu quelques gags de biodisponibilité au début sur certains (je pense notamment au cas du Xanax°/Alprazolam), qui n'étaient donc pas réellement équivalents.

Mais comme globalement, concernant mes patients, c'est plutôt rare, une journée comme hier où j'en ai quatre qui me font la remarque, c'est notable.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Jeudi 13 septembre 2007

L'Académie de médecine vient donc de publier un volumineux rapport sur les causes observables de cancers en France.

Sans grande surprise, les modes de vie individuels priment sur tout le reste : 

- tabac, très loin devant
- alcool

puis sédentarité, obésité.

L'exposition professionnelle joue un rôle notable chez l'homme, beaucoup moins chez la femme.

Les traitements hormonaux de la ménopause sont cités comme à l'origine de 2% des décès par cancer chez la femme.

Les pollutions semblent jouer un rôle minime.

Mais le chiffre à retenir, c'est que pour un non-fumeur, aucun facteur de risque n'est retrouvé pour 85% des cancers.

par le toubib publié dans : remise en cause
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Mercredi 12 septembre 2007

Encore un cas pour lequel la médecine est d'une efficacité des plus limitées. Comme souvent dans ces pathologies. Enfin, comme presque toujours, en fait.

Vu hier m. J., 63 ans, patient habituel, hypertendu, angoreux et hypercholestérolémique, pour renouvellement de traitement.

Il va essentiellement me parler de son problème rhumatologique, le reste étant équilibré sans souci majeur.

Il a reconsulté comme prévu le rhumatologue, pour faire le point. Conclusion, conforme à la lettre que j'ai reçu : on sait ce que ce n'est pas, on ne sait pas ce que c'est.

Il présente depuis deux ans, sans antécédents de ce type auparavant, des crises inflammatoires des deux coudes et des deux poignets, passant d'une articulation à l'autre, touchant l'une ou l'autre, ou plusieurs à la fois. Cela se calme, cela revient.

Ce n'est pas lié au traitement, qui est inchangé depuis plus longtemps que ça.

L'ensemble du bilan est négatif. Pas d'antécédent familial. Pas d'autre symptôme.

L'application locale de glace, la prise de paracétamol suffit le plus souvent, éventuellement l'adjonction de diclofénac peut être nécessaire.

Pour l'instant, m. J. n'a pas de gêne en dehors des crises; il faut espérer que cela va durer, mais l'évolution à terme vers des séquelles est certaine.

Espérons que nous aurons des solutions à lui proposer dans le futur. Dans le futur lointain, vu que dans les 5 à 10 ans, on peut s'attendre à ne rien avoir de plus que maintenant.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Mercredi 12 septembre 2007

Il y a aussi les patients pour lesquels, à un moment donné, le MG est simplement un auxiliaire.

Hier, coup de fil de mme B., concernant son mari. Elle me transmet le résultat d'INR, le chiffre qui nous donne le taux de décoagulation obtenu par le traitement.

Ce patient, cela fait plus de deux mois que je ne l'ai pas vu physiquement, pour une raison simple. Auparavant , je le suivait pour une hypertension artérielle banale. Puis, une petite toux persistante nous a orienté vers les pneumologues, avec malheureusement découverte d'un cancer. Il est donc suivi par l'équipe hospitalière, qui me communique régulièrement les informations le concernant.

Il est clair que de tels cas ne relèvent en aucune façon de la MG, les protocoles de soins étant même fixés non par l'équipe de prise en charge, mais par des études internationales, qui concluent à la supériorité de tel ou tel sur tel autre.

Je connais les grands principes, et c'est tout. Et finalement, le seule chose qui m'intéresse, ce sont les effets secondaires, pour pouvoir rassurer le patient sur leur origine, ou pour pouvoir y pallier si besoin.

Et bien sûr reste notre rôle de proximité, pour les coups de blues, pour expliquer, pour rassurer la famille.

Pour m. B., nous sommes dans la fourchette souhaitée, nous restons à la même dose de Previscan°. Contrôle la semaine prochaine, avec le reste du bilan, la veille de sa consultation à l'hôpital.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Mercredi 12 septembre 2007

C'est comme ça. Spécialité qui ne m'a jamais intéressé, en plus il faut un matériel spécifique pour faire le moindre examen, alors ...

Vu hier m. D., 59 ans, patient habituel, pour suivi et renouvellement de ses traitements. Il est en effet hypertendu et diabétique, type 2 (celui traité par comprimés).

Ses résultats biologiques sont bons, sa tension est équilibrée, pas de souci à ce niveau.

Mais il me signale que depuis quelques semaines, il voit flou de l'oeil gauche, avec des mouches brillantes par moments.

Pas de douleur. L'oeil a un aspect normal. Il n'a pas d'amputation des champs visuels. Il arrive à lire (avec les lunettes) le tableau de lettres.

Son dernier bilan ophtalmo date du début de l'année, rien à signaler. Le prochain est prévu en avril.

En vérité, je n'ai aucune idée sur le sujet.

Je vais faire la seule chose que je puisse faire pour lui en l'occurence : appeler le confrère, et faire avancer son rendez-vous à la semaine prochaine.

Moi, l'ophtalmo, sorti de la conjonctivite et de l'orgelet ......

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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