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Mardi 29 avril 2008

Hier, fin de la journée ou presque, dans les derniers rendez-vous, deux cas sortant de la routine.

Le premier, patient à peine connu, 20 ans, qui vient consulter pour douleur abdominale droite durant depuis trois jours. Avec fièvre. Et constipation inhabituelle. Sans arrêt vrai.

Effectivement, 37,8°, identique à la vérification.

Et un abdomen tendu, franchement douloureux au toucher, je ne peux parler de palpation, elle est impossible. Il se relève d'ailleurs de la table d'examen en grimaçant, et à le plus grand mal à déplier sa grande taille.

Je lui dis donc que vu l'heure (18h30) faire un contrôle radio va être impossible, et lui demande si quelqu'un peut l'emmener. Il me répond "oui" en me regardant étonné. Et me répond "non" quand je lui dis de filer aux urgences. Il a fallu que j'insiste un moment pour qu'il finisse par appeler son père, lequel n'a lui pas discuté, et est passé le prendre dix minutes plus tard.

Le deuxième cas, une patiente également à peine connue, 30 ans, vue en fait vers 18h, banale pharyngite. Vers 18h45, appel d'une des pharmacies : elle est tombé dans les pommes en entrant chez eux, ses courses à la main. Le temps que j'arrive, la pharmacie n'est pas à 300 mètres, la patiente a retrouvé ses esprits; petit tour de la question, évidemment rien, le mari qui est là la récupère, avec ordre de surveiller ça.

par le toubib publié dans : brèves
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Lundi 28 avril 2008

Soyons clair. Je comprend bien toutes les implications qui iraient avec l'acceptation de la situation, et donc la logique du refus de voir les choses en face. Mais c'est un peu pénible à la longue d'expliquer et de ré-expliquer, surtout au téléphone.

Une patiente d'un âge, dont l'état de santé se dégrade, et qui a du mal à se gérer seule. Deux enfants, n'habitant pas à proximité immédiate, mais présents.

Premier problème : l'un pense que la maison de retraite est incontournable, l'autre refuse de l'envisager. Chacun me prend à témoin.

Deuxième problème : étant donné qu'il y a une composante dépressive, dès que la patiente est sortie de son contexte et stimulée, comme lorsqu'elle est chez sa fille (enfant numéro 2), elle est cliniquement bien mieux qu'à domicile, ça je n'en doute absolument pas. Mais l'enfant numéro 1, qui habite plus près et vient voir sa mère à la maison, n'a pas la même perception.

Troisième problème : la patiente, ce qui se comprend fort bien, est hésitante; elle se rend bien compte de ses difficultés, celles-ci étant physiques et non intellectuelles, mais quitter son chez soi ...

Cela fait un moment déjà que nous avons organisé les choses au mieux : infirmière, aide à domicile, portage des repas, ....

Mais les étages et les escaliers sont là.

Je n'ai pas de solution miracle, et je m'use à l'expliquer.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Lundi 28 avril 2008

Consultation samedi matin de mme P., 42 ans, patiente habituelle, aux antécédents de sciatiques multiples, dont une fort rebelle ayant in fine baissé pavillon après deux infiltrations sur du L5 à gauche.

Elle revient après IRM de l'ensemble de la colonne et avis neurologique, vu que je ne savais plus quoi faire pour elle, qui présentait à un moment une atteinte du bras droit, une sciatique S1 gauche, et un chipatouillage intermittent de type L5 droit.

Anti-inflammatoire, ceinture lombaire, repos. Amélioration sans résolution franche dans un premier et même un deuxième temps.

Lors donc, l'imagerie retrouve des discopathies étagées en C3/C4, T10/T11, L4/L5 et L5/S1. Plus ou moins importantes.

Bien entendu, quand elle a vu la consoeur, les symptômes avaient régressé, mais les images comme l'EMG étaient nets et sans bavure.

La conclusion a été de continuer le traitement en cours.

Les questions de la patiente concernent bien entendu rechute et récidive. Ce sur quoi je suis bien en peine pour lui répondre.

Du "je ne sais pas" en cascade.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Lundi 28 avril 2008

Lu un article au sujet des élections de l'ordre des infirmiers. Quand on pense qu'il y en a qui sont allés faire des pieds et des mains pour se monter ce bouzin, on croit rêver, et c'est un cauchemar !

Parce que, le premier qui me trouve une utilité à ce sommet de la ringardise absolue, alors que toutes ces "missions" sont déjà assurées par d'autres administrations (souvent pas mieux, il est vrai ....), gagne mon admiration éternelle.

Si vous ne voulez rien savoir, il faut vous adresser à l'ordre.

Le nombre de médecins généralistes exerçant la médecine générale ? Impossible de le déterminer. L'ordre raisonne par diplômés, et non par exercice. Pourtant, la fiche d'inscription comporte la case ad hoc .... Sans compter la spécialisation en cours .... Il est vrai qu'il a validé en bloc semble-t-il les urgentistes !!!

Sur dix inscrits, il peut y avoir un phlébologue, un ostéopathe, un allergologue, un acupuncteur ..... Je n'exagère pas, c'est un cas réel départemental, vu alors que le système Géosanté fait ses mises à jour !

Le nombre de médecins à diplôme étranger installés sur le département ? L'ordre n'est pas en mesure de le déterminer; mais très étrangement, le national, lui, donne un chiffre. Dont la crédibilité est du coup pour le moins douteuse ....

La participation aux élections est du coup très basse : moins de 30% en général.

Et c'est mieux que l'ordre infirmier : 13,73 % de votants, d'après ce que j'ai lu. Gros intérêt de la profession, c'est visible. Et le bouzin viendra parler d'un ton docte, et au nom de tous.

Pauvres de nous ....

par le toubib publié dans : point de vue
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Samedi 26 avril 2008

Effet du réchauffement de la planète sans doute, nous sommes envahis lentement mais sûrement par des indésirables inconnus il y a encore quelques années. Ou du moins fort rares alors.

Cette semaine, deux cas semblables, dont un hier.

Deux patients adultes, sains de corps et d'esprit, à la vivacité d'esprit normal. Qui ont eux tous deux le mauvais réflexe.

Au sol, un tortillon pelucheux qui avance lentement : procession de chenilles.

La mauvaise idée, c'est de vouloir, pour protéger enfants ou animaux de compagnie, ramasser ou balayer, en se baissant donc : on se retrouve vite fait bien fait avec des sensations de brûlures, une gratte intense, et de jolies plaques de type urticaire.

Seules solutions : avant, traiter ou couper la branche qui supporte le nid et brûler; après, écraser en portant des bottes et un pantalon épais, et ramasser ensuite en portant des gants.

Toutes les années, on a droit à quelques cas : jamais dangereux chez l'adulte, assez facile à traiter, mais extrêment désagréable à priori !

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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