1°/ j'ai refusé jeudi ma 3° réquisition. Elle portait sur la journée du 1° janvier. Bien entendu, comme pour les deux premières, j'ai contacté l'avocat en charge de ses dossiers
pour notre ... groupe (?) de têtes de bois, et l'ai chargé d'attaquer cet arrêté préfectoral en justice (tribunal administratif en l'occurence).
La réquisition m'a été apportée par un gendarme, qui a pris ma déposition de refus, refus que j'ai confirmé par courrier recommandé avec accusé de réception (afin de posséder moi
une trace).
Je note au passage que mon courrier à la DDASS d'il y a 5 semaines pour demander différents documents est à ce jour sans réponse, en violation des dispositions légales sur l'accès aux documents
administratifs.
L'état français : toujours à se croire aux dessus des lois; ferait bien là aussi de prendre exemple sur les Suédois .....
Il n'y a rien à faire, je ne tolère pas d'être pris pour un con de façon immodérée et continue -)
2°/ Lu un compte- rendu instructif sur une fois de plus les urgences et la permanence des soins. On savait que 80% des 14 millions de passages aux urgences n'ont rien à y faire (on dit
"inadaptés" en politiquement correct), pour un surcoût de 2,25 milliards d'euros annuels. On apprend que 11 de ces 14 millions de passage ont lieu aux heures ouvrables .......
Le mythe du service d'urgence débordé la nuit en prend un méchant coup .....
Vendredi 28 décembre 2007
Vue hier mme C., 29 ans, patiente habituelle. Retard de règles, douleurs abdominales.
Elle prend la pilule, mais a oublié "deux ou trois fois" sur ce cycle. Elle a un retard d'hémorragies de privation de "une semaine à dix jours".
Et des douleurs abdomino-pelviennes depuix cinq jours, "plutôt plus fortes maintenant".
Elle a déjà eu des kystes fonctionnels ovariens avec douleurs importantes.
Mais on ne peut prendre de risque : la possibilité d'une grossesse, possiblement extra-utérine existe.
C'est donc dosage biologique (qualitatif; le quantitatif ne sert jamais à rien de toutes façons, les fourchettes sont trop larges pour être utilisables en datation) et échographie
abdomino-pelvienne.
Elle râle qu'elle voulait partir en week-end prolongé le lendemain matin tôt : qui puis-je ?
Si par malheur c'est bien ça, le début de nouvelle année risque de se passer dans un lit d'hôpital.
Vendredi 28 décembre 2007
Revue hier mme P., 38 ans, patiente habituelle, pour nouvel épisode de rhinite.
Pas de fièvre, pas de toux, ça se présente à nouveau comme un tableau allergique. Cela dure depuis début septembre.
Eternuements en crise. Pas d'atteinte de la gorge ou des yeux. Très clairement lié à son lieu de travail, ça se calme les week-ends, ça disparait en quelques jours de vacances. Et elle a changé
de travail en septembre.
Elle a eu un bilan allergologique demandé par le médecin du travail : rien.
Elle travaille dans des bureaux, mais pour une entreprise qui manipule, scie, transforme du bois en grande quantité.
Mon hypothèse est donc que de la poussière de bois très fine doit réussir à passer dans son bureau; qui se trouve être le premier de la file, le seul juste au dessus des
ateliers.
D'après ses descriptions, elle devrait pouvoir prendre un autre bureau plus loin, orienté sur l'arrière du bâtiment, vide pour l'instant. Son patron est d'accord, elle emménage le
7 janvier après une semaine de vacances. On verra le résultat.
En attendant, corticoïdes locaux quelques jours. Et je lui redis que j'aimerais qu'elle consulte un ORL (spécialiste nez-gorge-oreille). Le bois, ça n'a l'air de rien. Mais ça peut entrainer des
cancers sur des expositions longues.
Vendredi 28 décembre 2007
Vu hier m. C., 36 ans, patient habituel, pour douleur à la cheville "après une entorse lundi".
Il entre en boîtant pas mal. Il n'a pas pu serrer les lacets de sa chaussure gauche, trop douloureux.
Effectivement, belle entorse, oeuf de pigeon, hématome. Pas de douleur aux points susceptibles de fractures.
Il a mis du gel anti-inflammatoire trois fois par jour depuis lundi, pris des aspirines à haute dose, mais c'est encore loin d'être ça.
Et les entorses, il connait, il a fait beaucoup de sport plus jeune.
Son problème est simple : il doit partir vendredi après-midi pour un trajet assez long, il ne conduira pas, mais aimerait bien avoir moins mal.
Une seule solution efficace : contention. Et pas avec un strapping, le truc qui fait pro mais ne sert in fine pas à grand chose sauf à être refait tous les jours (et à faire une
épilation locale et douloureuse ...). Pas une attelle hors de prix non plus pour être vaguement efficace. Pas une gouttière compliquée à faire faire et coûteuse.
Non, le bon vieux truc tout bête : la chaussette de contention classe 2.
Avec suivi intégré de la réduction de l'oedème, garantie sans épilation.
Et bonne fin d'année au repos -)
... ou vox in deserto, au choix. Enfin presque deserto, j'ai fini par la convaincre.
Hier je revois mme U., 83 ans, patiente habituelle, opérée du genou gauche pour prothèse, après opération de l'autre côté il y a presque 18 mois, en visite à domicile.
Or, lors de cette première intervention, elle a fait une petite phlébite surale. Traitement dans la suite évidemment.
Et non moins évidemment, traitement préventif cette fois, pour 3 mois. Avec contrôle sanguin hebdomadaire.
Le demi comprimé de Previscan° ne lui pose pas problème, mais la prise de sang, oui.
Elle veut tout arrêter, un mois après l'intervention.
Je dois donc expliquer et ré-expliquer le pourquoi du comment. Et encore, et encore.
Il est clair que la seule chose qui l'a convaincue, en fait, qui lui a fait peur, c'est la perspective de se retrouver à l'hôpital en cas de problème.
Il a quand même fallu que je lui certifie qu'une phlébite, ce n'était pas toujours aussi anodin que la vague douleur au mollet qu'elle avait eu.
Tout juste si je n'ai pas eu à cracher par terre ou à jurer sur les écrits de Galien.
Commentaires