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ce blog entend présenter mon point de vue sur la médecine générale

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Vendredi 18 avril 2008

Encore une étude qui montre que faire et s'agiter n'est pas synonyme d'efficacité, et que le supposé bon sens se heurte bien souvent à l'implacable réalité.

Cette fois, il s'agit d'asthme, d'acariens et de nettoyage.

P. Gotzche et son équipe, des danois, viennent de colliger 54 études sur le sujet.

Leur conclusion est qu'il est totalement inutile d'utiliser les enveloppes de literies, les aérosols, et tous autres moyens supposés purifier le milieu ambiant de la "poussière" et donc des acariens (nettoyage fréquent des draps, des couvertures, des jouets en tissu, ...).

Tout demeure vain, car l'effet final est toujours insuffisant. La réduction obtenue serait au mieux de 50 %. Et d'après les auteurs, une réduction de 90 % demeurerait inefficace.

Sans parlé des cas, les plus nombreux, où le patient est multi-allergique.

Pour les auteurs, la lutte est vaine, au moins à ce niveau.

Si on suit le raisonnement, on peut ajouter qu'elle est aussi coûteuse en temps et en argent, jetés par la fenêtre, et que les aérosols doivent contenir des molécules qui ne sont peut être pas recommandées.

Bref, une fois de plus l'impression que le cons-en-sus a prédominé (et prédominera encore longtemps) sur le démontré et le scientifique.

par le toubib publié dans : remise en cause
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Vendredi 18 avril 2008

1°/ Ainsi, la réformette de l'hôpital est sur les rails. Le problème, c'est qu'il ne s'agit que d'incitations, faibles, peu motivantes, et que donc la vitesse du convoi devrait être située entre celle de l'escargot sortant d'anesthésie, et celle du paresseux piqué par une mouche tsé-tsé.

La véritable question, le réel problème, l'obstacle majeur a été comme d'habitude ignoré, évité avec effroi, laissé en place : la gouvernance de l'hôpital.

Quelle évolution sera réellement possible tant que le maire (député ou sénateur en outre pour les grosses villes) restera le patron de l'hôpital ?

2°/ Accès aux soins en chirurgie et aux tarifs opposables.

On sait qu'il est de plus en plus compliquer dans certains secteurs de trouver un médecin ou un chirurgien aux tarifs sécu, sans dépassements.

Une carte qui explique une bonne partie du problème ici.

3°/ On annonce comme une grande avancée la mise en route d'un numéro d'appel unique pour toutes les urgences, mais sans bien sûr de régulation des entrées aux urgences hospitalières. Ce qui ne changera rien au problème donc, puisqu'il s'agit toujours de faire du trompe-l'oeil politique, plutôt que de faire de l'efficacité médicale.

Pendant ce temps, alors que l'on pleure des larmes de crocodiles sur la permanence des soins libérale, courent d'insistantes rumeurs sur la suppression d'icelle pour les soirs de semaines, le coût des forfaits étant jugé trop élevé par rapport au nombre d'actes ....

Nul doute que le calcul a été fait et refait : au moins 32 millions de récupérable.

Nous sommes au pays de la Logique et de la Raison Pure.

 

par le toubib publié dans : brèves
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Jeudi 17 avril 2008

... que je revois jamais cette patiente ou l'un de ses gamins.

Appel pour une fièvre qui dure chez un petit de 6 ans. Vacances scolaires, calme, vous pouvez venir tout de suite si vous voulez.

Lors donc, il apparait que le loupiot, jamais vu à ce jour,  n'a aucun antécédent particulier, aucun traitement en cours, et a de la fièvre depuis ... la veille.

Il n'a pas eu de traitement ce matin là, et à l'examen, il a 37,6°. Il n'a mal nulle part à priori, et ne se plaint de rien. Aucun symptôme pouvant même vaguement donner une indication. La veille il aurait eu 38°.

Examen ORL, rien, auscultations, rien, aspect général, rien. Comme chaque fois que je ne connais pas le patient, je tourne et retourne dans tous les sens, mais rien.

Bon.

Conclusion logique : "je ne sais pas, on va mettre un peu de paracétamol, et voir comment ça évolue".

C'est tout juste si la mère ne m'a pas demandé de décrocher mon diplôme pour vérifier ma qualité ! Non, j'exagère, elle m'a jeté un oeil très étonné, n'a demandé aucune explication supplémentaire (suspect, ça dans un tel cadre ...) et est repartie très, très dubitative.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Jeudi 17 avril 2008

Mme D., 57 ans, patiente habituelle, est revenue hier pour son problème à la main gauche.

Elle a été opérée à droite il y a dix ou douze mois d'un canal carpien, avec un très très bon résultat, comme elle le souligne, cela lui a changé la vie (la mienne aussi, me dit son mari en souriant quand il l'accompagne).

Il y a trois mois environ, le même chirurgien a traité le côté gauche, beaucoup moins atteint au départ.

Elle est un peu déçue par le résultat, surtout en comparaison de l'autre opération, bien sûr.

Elle n'a plus vraiment de douleurs, mais se plaint de paresthésies (les fameuses "fourmis") intermittentes, une sensation de manquer de force, un je ne sais quoi, un presque rien, bref, ce n'est pas ça. Uniquement ou presque après une utilisation un peu soutenue du poignet et de la main, commme lors de son jardinage. Et cela la chagrine. Les antalgiques usuels sont sans effet.

Que faire ? Bien sûr, cliniquement, je n'ai rien de rien.

On va refaire un tour chez le neurologue, avec un EMG (enregistrement de l'activité nerveuse) pour essayer d'objectiver le problème.

Et puis demander au confrère chirurgien ce qu'il en pense. "Vous croyez qu'on peut ?" me demande la patiente.

Et le service après - vente alors ?

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Jeudi 17 avril 2008

Le premier, encore un inutile de la sécu, concernant la prescription des hypnotiques, les posologies maximales, les durées.

Et l'habituel baratin politiquement correct sur l'arrêt du traitement. Avec mise en avant du ridicule bouzin de la HAS (haute autorité de santé) sur les "Modalités d'arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé".

Un catalogue de poncifs et de yaka / foke sans un début d'esquisse de commencement de solution pratique.

Vu que des solutions, il n'y en a qu'une : ne pas commencer un traitement est en l'espèce à peu près la seule méthode pour ne pas avoir de problème à l'arrêter.

Ah si, au passage, une question que je me pose : ils envoient ça aux services hospitaliers, qui mettent tout le monde ou presque sous hypnotiques ?

Le deuxième m'a marqué pour une toute autre raison. C'est un confrère remplaçant qui me propose ses services. Rien d'inhabituel jusque là.

Sauf que depuis le début de l'année, c'est le deuxième dont l'âge m'interpelle. 61 ans. Et il ne fait que du remplacement depuis 4 ans d'après ses écrits.

L'autre s'il m'en souvient avait 58 ans et avait laissé tomber son cabinet depuis un an.

Et autre fait significatif du courrier d'hier : le confrère note qu'il faisait des remplacements en campagne, et qu'il va maintenant se cantonner sur notre secteur de la périphérie de Lyon. C'est donc qu'il trouve sans problème dans le coin.

Hmmm, jusqu'ici tout va bien.

par le toubib publié dans : brèves
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