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Jeudi 3 mai 2007

Vu hier m. V., 32 ans, patient habituel, pour prolongation d'arrêt maladie et planification de sa reprise de travail.

Il y a trois mois, la voiture sur laquelle il travaillait dans son garage s'est doucement posée sur lui; doucement, ce qui lui a permis de rester en vie.

Mais avec quelques menus problèmes : fracture de côtes, hémo-pneumothorax, hémorragie massive.

Il va beaucoup mieux, et à la consultation précédente nous avons parlé reprise du travail. Je lui avais demandé de voir avec son entreprise si une reprise à mi-temps était envisageable : il est mécano dans un petit garage.

Hier, il m'apporte donc une lettre du patron, qui est d'accord pour deux semaines de reprise à mi-temps, pour voir où on en est.

Il n'est même pas question de contacter le médecin du travail, on aurait un avis aux calendes grecques. Ni le médecin-conseil, que nous mettrons devant le fait accompli. A noter à ce sujet qu'avec trois mois d'arrêt, m. V. n'a jamais été contrôlé .

Je pense quie cela devrait être faisable, avant reprise à temps complet si tout ce passe bien.

Il y a quand même des fois où tout se passe normalement -)

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Jeudi 3 mai 2007

Voilà, je viens de faire une demie-heure de strictement et absolument non-médical : paperasses, factures, comptabilité.

Au total, cela représente sensiblement une moyenne d'une heure par semaine.

Il faut compter deux heures hebdomadaires de plus à lire, enregistrer, classer les courriers et résultats d'examen : déjà un peu plus médical.

Deux heures hebdomadaires en moyenne à lire, retrouver, relire, des articles et références médicales, soit que les abonnements viennent d'arriver, soit que je me pose une question sur tel ou tel patient.

Le "spectacle seul en scène" comporte aussi ses coulisses -)

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Mercredi 2 mai 2007

Vu lundi Virginie, 6 ans, patiente connue depuis sa sortie de maternité.

Elle a depuis le samedi soir une fièvre assez forte, entre 38,5° et 39,5°, sans plainte autre que des maux de tête, et par moment de petites douleurs abdominales.

La mère n'a rien noté de spécial, et a pris rendez-vous car cela perdure malgré paracetamol et ibuprofène.

Pas d'éruption cutanée, à aucun moment. Elle n'a rien fait de spécial samedi, pas de notion de piqûre d'insecte.

A l'examen, pas grand chose avec rien : gorge, oreille, poumons. Aucun signe neurologique. Nuque souple, pas de nausées. Palpation abdominale non-douloureuse, tout est bien souple. Pas de signe urinaire.

Pas de notion de contage, ni à l'école, ni familial.

On va continuer le traitement symptômatique antipyrétique, et voir venir.

Ce matin, la mère va m'appeler pour me dire que la fièvre était tombée dès le lundi soir.

 

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Mercredi 2 mai 2007

Vue lundi mme C., 52 ans, patiente habituelle, pour mise à jour de vaccins et topo avant voyage en zone sub-tropicale.

Mme C. est légèrement hypochondriaque. Aussi est-elle venue avec une liste de médicaments indispensables d'après le guide touristique qu'elle a acheté.

Ce n'est pas le jour sans pain, mais c'est quand même plus que complet. Avec quelques célèbres inutilités, du type Smecta° ou Ercefuryl°. Et contrairement à ce que je pourrais avoir tendance à croire à la simple lecture, elle ne part pas en brousse, mais en zone (très) touristique.

Je lui explique donc qu'elle n'aura pas de mal à trouver sur place les différents médicaments nécessaire en cas de problème, qu'il faut donc se limiter à quelques indispensables.

En outre, cela représente du poids et du volume, qui seraient plus utiles pour d'autres choses !

Elle me dit que ses enfants lui ont conseillé la même chose.

Nous arrêtons donc une toute petite liste.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Mercredi 2 mai 2007

Ainsi donc, les conseils départementaux de l'ordre des médecins pourront prendre jusqu'à trois ans (!) pour dire qui est généraliste, reconnu spécialiste en médecine générale, et qui ne l'est pas.

C'est à la fois risible, grotesque et scandaleux : s'ils ne sont pas à même de le dire en cinq minutes, c'est qu'ils sont par essence disqualifiés pour le faire.

Le but de la manoeuvre est en fait très clair : gagner du temps, repousser le problème pour justifier l'absence d'alignement des tarifs de consultation, jusqu'au passage inéductable à C23, le plus tard possible.

Avec ça, on va attirer du monde au choix en septembre, c'est sûr.

par le toubib publié dans : point de vue
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