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Lundi 3 septembre 2007

Vue samedi matin mme C., patiente depuis 3 ans environ, qui m'avait appelé pour que je lui fasse un résumé de son dossier car elle souhaite changer de médecin.

Avant l'existence du médecin traitant, on voyait juste que tel ou tel ne venait plus en consultation.

Depuis, on est averti par les déclarations des caisses, à supposer qu'elles soient à jour et fiables, ce qui est souvent loin d'être le cas.

Et puis de temps à autre, on a un cas comme mme C.

Qui demande tout d'abord que je transmette directement au confrère. Ce qui est impossible, le patient étant depuis la loi dite Kouchner propriétaire de son dossier. En outre, nous avons l'obligation légale de conserver pendant 30 ans les résultats biologiques ou de consultations.

Je fais donc dans ces cas un résumé des antécédents, des problèmes en cours, des traitements suivis, et imprime le tout sur un feuillet que je remets au patient, à charge pour lui de le transmettre.

Quand à savoir pourquoi un patient change de médecin, là, c'est la bouteille à l'encre. Avis d'un proche, d'un ami, du voisin, ....

Et on peut les revoir un ou deux ans après.

Il ne faut pas se vexer, ni chercher à comprendre -)

Et vu les orientations démographiques, il n'y a pas à s'inquiéter dans ce sens là pour le volume de travail.

Sans compter les patients qu'on aimerait voir aller se faire soigner chez les confrères plutôt que chez soi -)))

 

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Lundi 3 septembre 2007

Vu dans la presse professionnelle une mise au point concernant le dépistage du cancer du col de l'utérus.

Les questionnements ne concernent pas alors la nécessité du dépistage, qui est dans ce cas bien établi, mais ses conditions de mise en oeuvre en France.

Petit rappel : 

- il y a environ 42 000 cas de cancer du sein par an en France; statistiquement, une femme a donc environ 10% de risques de présenter cette pathologie au cours de sa vie

- il y a environ 3 500 cas de cancer du col de l'utérus par an en France; statistiquement, une femme a donc environ 0,83% de risques de présenter cette pathologie au cours de sa vie.

Actuellement, le dépistage est totalement inorganisé, et on estime que moins de 60% des femmes sont suivies aux conditions minimales.

Conditions qui sont fort bien définies au niveau international : 

- 1° frottis à 20 ans, ou après les premiers rapports sexuels après 20 ans

- contrôle un an plus tard

- sans modification clinique ou de résultat antérieur, frottis tous les 3 ans jusqu'à 75 ans

Attention : on parle de dépistage, c'est à dire sans symptômes (saignements anormaux, ...) et sans évènements gynécologiques (grossesse, ...).

Faire un frottis annuel et non triennal permet de gagner 5 jours d'espérance de vie sur 84 ans de moyenne !!!

On estime que le coût total actuel en France est de 180 millions par an, avec beaucoup de femmes trop et inutilement suivies, et 40% de femmes laissées en dehors du système.

Un système organisé, à la nordique, touchant 100% des femmes concernées, coûterait 40 millions d'euros par an.

Nous sommes en France, pays de la Logique et de la Raison Pure.

par le toubib publié dans : point de vue
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Samedi 1 septembre 2007
Vu le calendrier, je me retrouve à devoir faire la comptabilité mensuelle deux fois à quelques jours d'intervalle. Beûrk, et re-beûrk.

La vie de MG est dure par moment -)))
par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Samedi 1 septembre 2007

Revu hier avec son résultat de consultation ORL, Quentin, 13 ans, patient habituel.

Son père m'avait signalé en juin lors d'une consultation pour autre chose, qu'il se plaignait depuis quelques mois de troubles auditifs, décrits comme une accélération des sons, par crise de quelques secondes, survenant dans n'importe quelle circonstance, sans élément déclenchant à priori, sans autre signe, sans aggravation dans le temps, ni en nombre ni en intensité.

A l'interrogatoire, pas de déclenchement spécialement au bruit, à la lumière, lors de jeux vidéos, de séance télé ou d'ordinateur prolongée. Une crise par semaine environ. Pas de vertiges, ni de surdité, ni de douleur associés. Aucun autre symptôme. Aucun traitement en cours. Aucune modification dans le mode de vie.

A l'examen, Rinne et Weber normaux, audition normale, examen neurologique sans particularité, positionnements dans l'espace normaux.

Restant sur des points d'interrogation en série, je demande une consultation en ORL.

L'ensemble des tests effectués sont strictement normaux. 

Les crises auraient été beaucoup moins fréquentes en juillet/août, une ou deux par mois au plus.

Le confrère ORL propose d'attendre et de voir venir : fatigue ? stress ? et de faire faire une IRM en cas de reprise de cette symptomatologie bizarre. Je me rattache à cet avis.

A suivre.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Samedi 1 septembre 2007
Parution en juin 2007 dans une revue professionnelle de gynécologie d'un article traitant de la problématique du dépistage systématique par mammographie et de son utilité. Il reprend en grande partie l'argumentaire vu dans la Revue Prescrire (voir cet article).

En premier lieu, l'augmentation massive du dépistage est lié à une augmentation du nombre de diagnostics et de traitements de cancers du sein, alors que la mortalité a peu changé en 20 ans.

En 2005, le journal européen du cancer retient que le dépistage détecte notamment des cancers non-évolutifs, qu'il eût mieux valu ignorer.

La chirurgie du cancer du sein perturbe en effet l'histoire naturelle de la maladie, et stimule la manisfestation des métastases.

Il s'avère même que l'augmentation de l'activité chirurgicale induite par le dépistage est associée à une mortalité par cancer du sein plus élévée 3 ans plus tard.

La réduction de la mortalité consécutive au dépistage n'est donc pas établie.

En outre, si l'on s'intéresse à l'aspect financier, les sommes consacrées au dépistage n'étant plus disponibles par ailleurs, l'impact sur les autres problèmes de santé est loin d'être négligeable.

La conclusion de l'article est qu'il serait éthique de revenir à l'observation de la dynamique des tumeurs pour  proposer et mettre en place une stratégie de soins réellement efficace.
par le toubib publié dans : remise en cause
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