Vue hier mme P., 47 ans, qui vient pour douleurs lombaires et du genou droit.
Elle a fait une sciatique L5 droite il y a 6 semaines, le traitement anti-inflammatoire (diclofénac 50, 3 par jour) avait résolu le problème. Elle avait déjà mal au genou à ce moment là. Les radios avaient montrées une discopathie étagée L4-L5-S1, une arthrose postérieure, et par ailleurs une arthrose du compartiment interne du genou droit.
Ce jour, à l'examen, le genou est oedématié, douloureux en mobilisation active comme passive. Les douleurs lombaires n'ont pas d'irradiation, il n'y a pas de sciatalgies.
A priori, il s'agit donc initialement, pour cet épisode, d'une atteinte du genou, et la compensation dorso-lombaire visant à épargner ce genou lors de la marche a entraîné ces lombalgies.
Elle a déjà repris le diclofénac depuis trois ou quatre jours. Il faut le continuer. Je prescris une genouillère, fais un courrier pour une consultation de rhumatologie. Cela peut-il valoir le coup d'envisager une visco-supplémentation (on remet de l'huile dans le rouage) ?
Elle me demande si à mon avis ça se finira par une intervention pour prothèse. Comme je lui répond oui tout de suite, elle part à rire en me disant que je ne lui laisse aucune illusion !
Je lui répond que le seul et gros problème, c'est son âge. 47 ans, c'est jeune pour prothèser, ça implique obligatoirement une réintervention 10 à 15 ans plus tard. Donc gros souci si elle vit jusqu'à 120 ans, on ne pourra pas l'opérer 5 ou 6 fois.
Ou alors il faudra que l'on ai fait de sacrés progrès !
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