Présentation

Commentaires

Samedi 7 avril 2007

Vu hier le petit Maxence, 9 ans, patient habituel, qui pratique le tennis.

Je lui ai fait un certificat en septembre pour sa licence de club.

Il va faire une semaine de stage, et on lui demande un nouveau certificat. Toujours pour le tennis. Toujours en compétition. Toujours le même club, toujours la même fédération.

Nous sommes en France, pays de la Logique et de la Raison.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 7 avril 2007

Vue hier mlle V., 23 ans, fille d'une patiente habituelle, pour douleur au pied après contusion.

En fait, en faisant le ménage chez elle hier, elle a pris un coin de coffre sur le bout du pied. Elle a l'ongle du gros orteil gauche totalement bleu.

L'ongle n'est pas décollé, la palpation de la base de l'orteil n'est pas douloureuse, seule la dernière phalange est concernée.

Et bien il n'y a plus rien à faire que prendre des antalgiques et attendre que ça passe.

La seule solution sinon, c'est de façon quasi immédiate après le coup alors que l'hématome est à peine constitué, de l'évacuer en perçant l'ongle.

Le plus simple c'est de prendre une pointe métallique de type trombone ou clou, de la chauffer (piquer la pointe dans un support de type bouchon en liège), de transpercer l'ongle en le brûlant (ça sent la corne !) et de s'arrêter dès que ça coule bien sûr !

Spectaculaire mais non-douloureux, et soulagement rapide. Au passage, c'est aussi comme ça que l'on peut brûler les verrues à chaud, avec un clou à tête plate; là par contre c'est légérement douloureux, mais pas plus que la brûlure à l'azote, et ça sent le cochon grillé -)

Et rarement fait vu que généralement quand le patient arrive, c'est tout bien coagulé.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 6 avril 2007

Vue hier mme B., 49 ans, patiente habituelle, qui vient pour suivi de son hypertension. Ce n'est pas le problème principal abordé lors de cette consultation.

Son problème, c'est qu'elle a rencontré un homme qui lui plaît, avec qui cela semble coller. Elle est divorcée, lui aussi, ses deux enfants vivent leur vie, on se dit qu'elle se complique bien l'existence.

Sauf que mme B. a une hépatite C, suite à une intervention chirurgicale avec probablement transfusion (à l'époque la fiabilité du suivi était aléatoire ...), découverte il y a 5 ans. Et que les traitements ont été inefficaces, en plus d'avoir été très mal supportés.

Et que la transmission sexuelle, même rarissime, est possible.

Et donc mme B. ne sait quelle conduite adopter vis à vis de cet homme. Elle sait que la période préservatif n'aura qu'un temps.

Je l'écoute, heureusement elle n'attend pas de moi un avis que je serai bien en peine de lui donner.

 

par le toubib publié dans : exercice quotidien
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 6 avril 2007

Vu hier m. F., 32 ans, patient habituel, victime hier matin d'un coup du lapin lors d'un accident de voiture. Il y a eu des blessés dans ce carambolage, et les pompiers ont emmenés tout le monde aux urgences hospitalières.

Il n'avait aucun signe neurologique, aucune douleur vive ou localisée, juste une contracture musculaire cervicale. Il a quand même eu droit a des radios colonne cervicale face et profil.

On lui a prescrit un anti-inflammatoire en gel et du Propofan°. Et on lui a flanqué une minerve. Et on lui a dit de voir son médecin traitant pour faire un arrêt maladie.

A peu près tout m'énerve là-dedans. C'est l'exemple même du n'importe quoi hospitalier quand il fait ce qu'il ne sait pas faire.

Déjà, il n'avait rien à faire aux urgences. Ensuite, pas besoin de radios, inutiles et coûteux. La prescription est à mon avis ridicule, il vaut mieux anti-inflammatoire per os et antalgiques pleines doses et peu de temps. La minerve ne sert à rien, voir pose problème pour s'en séparer. Le seul truc utile, c'est la recommandation d'arrêt, vu son métier.

Je l'ai donc vu en début d'après-midi. Toujours aucun signe neurologique bien sûr.

On enlève la minerve. Diclofenac et paracetamol-codeine. Cinq jours d'arrêt.

 

par le toubib publié dans : exercice quotidien
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 5 avril 2007

Vue hier mme M., 37 ans, patiente habituelle. Elle vient pour nausées, vertiges, douleurs après opération.

Elle a eu une lippo-succion il y a deux semaines. Le réveil ne s'est pas trop bien passé. Elle a eu ensuite après quelques jours des douleurs du flanc et du thorax gauches, des vertiges, des nausées, un oedème des membres supérieurs.

Elle a revu à la clinique où elle a été opérée l'anesthésiste, puis un cardiologue : ils n'ont rien trouvé pouvant être à l'origine de ces symptômes. Les bilans biologique, radio, échographique (cardiaque) sont normaux.

Les mêmes bilans refaits une semaine plus tard devant la persistance des signes cliniques, et notamment des oedèmes, donnent les mêmes résultats.

Hier, quand je la vois, elle n'a plus d'oedème, mais elle se sent toujours nauséeuse, et a toujours des douleurs abdominales, moins localisées à gauche.

Je demande une échographie abdominale, un ASP, un bilan biologique hépato-pancréatique.

Quid, quid, quid ???

par le toubib publié dans : exercice quotidien
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus