Une quinzaine de patients sur la journée. Un tiers de connus. Un tiers qui ont un confrère du coin comme médecin traitant. Et un tiers de gens en déplacement.
Sur les 5 venant d'autres régions, 3 avaient tout simplement oublié leur traitement chez eux. Heureusement, dans deux de ces cas, ils avaient une ordonnance type sur eux. Pour l'un,
antihypertenseur et hypocholestérolémiant; pour l'autre, antihypertenseur, hypocholestérolémiant et antidiabétique oral.
Pour le 3°, cela a été un peu plus compliqué. Pas d'ordonnance, noms des produits indiqués fantaisistes et inexistants.
Bon, dans ces cas là, il faut s'armer d'un peu de patience, et faire un jeu de piste.
D'abord, déterminer le ou les problèmes qui ont amené à la prescription. Déterminer la forme du produit, et éventuellement la couleur.
Puis parcourir la liste que l'on a en tête, ou à défaut celle du Vidal° en donnant et le nom de marque, et le nom chimique, pour couvrir l'éventualité d'une délivrance en générique.
In fine, il n'a pas été trop difficile de retrouver "loratadine" et "Nasalide°", traitement de rhinite chronique.
Il y a des fois, cela reste impossible, même après un interrogatoire et une enquête quasi policiers.
Les seuls cas où les patient n'oublient jamais le nom, c'est pour leur somnifère .....
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