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Mercredi 2 janvier 2008

Une quinzaine de patients sur la journée. Un tiers de connus. Un tiers qui ont un confrère du coin comme médecin traitant. Et un tiers de gens en déplacement.

Sur les 5 venant d'autres régions, 3 avaient tout simplement oublié leur traitement chez eux. Heureusement, dans deux de ces cas, ils avaient une ordonnance type sur eux. Pour l'un, antihypertenseur et hypocholestérolémiant; pour l'autre, antihypertenseur, hypocholestérolémiant et antidiabétique oral.

Pour le 3°, cela a été un peu plus compliqué. Pas d'ordonnance, noms des produits indiqués fantaisistes et inexistants.

Bon, dans ces cas là, il faut s'armer d'un peu de patience, et faire un jeu de piste.

D'abord, déterminer le ou les problèmes qui ont amené à la prescription. Déterminer la forme du produit, et éventuellement la couleur.

Puis parcourir la liste que l'on a en tête, ou à défaut celle du Vidal° en donnant et le nom de marque, et le nom chimique, pour couvrir l'éventualité d'une délivrance en générique.

In fine, il n'a pas été trop difficile de retrouver "loratadine" et "Nasalide°", traitement de rhinite chronique.

Il y a des fois, cela reste impossible, même après un interrogatoire et une enquête quasi policiers.

Les seuls cas où les patient n'oublient jamais le nom, c'est pour leur somnifère .....

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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Mercredi 2 janvier 2008

Bien entendu, le fait de créer un corps dédié à la permanence des soins semble poser un problème d'effectif.

Mais en réalité c'est probablement la meilleure, et sans doute la seule solution.

Tout d'abord parce qu'il n'est pas possible de répondre autrement aux impératifs légaux.

Ensuite, parce que le problème des horaires à rallonge, et la PDS (permanence des soins) en soirée, fins de semaines et jours fériés est un des principaux motifs de refus de l'installation en libéral.

Si l'on veut avoir un médecin en semaine et en journée en campagne, il faudra bien admettre qu'il n'habitera pas sur place, qu'il travaillera en groupe, avec des horaires définis. Vouloir que le même médecin assure aussi la PDS, c'est le meilleur moyen de ne pas avoir de médecin du tout -)

Il ne faut pas oublier que pour les 10 à 15 prochaines années au moins, c'est le médecin qui aura le choix. Et les mouches ne sont pas attirées par le vinaigre.

Egalement, il faut voir qu'avec environ 5 millions d'actes aux horaires de la PDS (20h à 24h le soir, samedi après-midi, probablement samedi matin sous peu, dimanche, jours fériés), soit 1,8% des actes en médecine générale, le paiement à l'acte est impossible comme mode de rémunération du médecin en corps dédié.

Enfin, une réorganisation complète du système, avec recentrage des services d'urgences sur leur vrai métier, sur leurs compétences, conduirait évidemment à libérer des postes. Surtout si cette réorganisation embrasse aussi les doublons avec les sapeurs-pompiers ....

Pour ma part, je pense que c'est réellement la seule solution possible, mais très probablement pas dans un corps dédié libéral : le salariat serait logique dans un cadre de mission de service public.

Bien entendu, cela suppose que l'on soit capable de réflexion, d'analyse avec un mode de pensée innovant au lieu de rester dans de vieux schémas qui ne fonctionnent pas. Et qui ne fonctionnent pas à des prix faramineux.

Est-ce possible au pays de la Logique et de la Raison Pure ?

par le toubib publié dans : point de vue
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