Dans la série machine à pomper, viennent de sortir deux exemplaires exceptionnels.
D'une part, cette fois c'est fait, nos joyeux représentants ont voté en commission paritaire l'inscription au texte de loi de l'obligation pour les médecins de prescrire en DCI (= nom chimique du
médicament) pour les produits génériqués.
Sauf que cela suppose :
- soit de tout prescrire ou presque en DCI
- soit de savoir ce qui est génériqué et ce qui ne l'est pas
Et c'est dans la deuxième hypothèse que les ennuis commencent. Parce que cela suppose que le logiciel puisse faire cette distinction, et de façon fiable qui plus est, et que les
mises à jour soient assez fréquentes.
Les caisses signalent que six ans après la convention qui demandait 25 % de prescription en DCI, on en est à une moyenne nationale de 11 % (de 8 à 15 % selon les régions). Mais dans le même
temps, elles sont rarement capable de tenir vraiment compte de la prescription : ainsi, alors que je prescris à plus de 80 % en DCI, d'après mes données sécu il s'agit de .... génériques. Tout
simplement parce qu'en six ans, personne n'a créé la case ad hoc !!!
Autre invention shadokienne qui s'annonce, l'ordre des médecins veut imposer sa solution informatique de plate-forme d'échanges sécurisés.
Avec au démarrage quatre étages : échange de correspondances, prescription et réception des examens biologiques, prescriptions des médicaments, alerte sanitaire.
Comme d'habitude, le léger détail du financement du bouzin n'est pas réglé.
L'ordre assure que dans un premier temps et pendant la phase pilote il n'y aura pas d'augmentation de la cotisation ordinale.
Après par contre .....
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