Vu hier m. B., 58 ans, hypertendu, diabétique, dont je suis le médecin traitant depuis un mois environ.
En fait, le diabète, de type 2, c'est à dire traité non par insuline mais par voie orale, a été re-diagnostiqué lors d'un séjour hospitalier pour une sciatique rebelle, le traitement aux corticoïdes alors mis en place l'ayant fait flamber. Re-découvert parce que m. B. n'avait jamais trop suivi le traitement initié par son ancien médecin traitant, parti à la retraite depuis.
Ce patient est alors sorti avec les derniers traitements à la mode, une hémoglobine glyquée à 10,5%, alors qu'il lui faudrait être à moins de 7%, et un lecteur de glycémie.
J'aimerais bien comprendre ce que souhaitait le confrère qui a prescrit ce lecteur : normalement, cet appareil est réservé aux patients sous insuline, qui doivent adapter leur dose en fonction de la glycémie immédiate, mais pour un diabétique de type 2, qui plus est sans équilibre, qu'est ce que cela peut apporter de connaître sa glycémie instantanée deux ou trois fois par jour ?
Le lecteur a coûté 80 euros, le stylo piqueur 15 euros, les bandelettes coûtent 20 euros les 50.
J'ai modifié son traitement, lui ai demandé d'arrêter le cinéma du lecteur, et lui ai fait faire un contrôle d'hémoglobine glyqyée pour le rassurer. En effet, cet examen reflète l'équilibre moyen de la glycémie sur les trois derniers mois écoulés, donc il est à faire en routine quatre fois par an.
Là, avec un mois du nouveau traitement, le chiffre est tombé à 8,5%.
Je renouvelle la prescription pour trois mois, metformine et gliclazide, je prévois une hémoglobine glyquée à faire juste avant de revenir.
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