1°/ Passage vendredi du patient dont il est question ici.
Je n'ai pu avoir aucune précision de la part du service, les deux fois où j'ai appelé je suis tombé sur quelqu'un qui n'était pas au courant.
Je n'ai reçu aucun courrier à ce jour pour lui. Et impossible de lui faire dire ce qu'il a eu exactement.
On va attendre encore quelques jours, je vais m'obstiner au téléphone, et puis il faudra bien le passer aux AVK.
C'est un peu contrariant.
2°/ Vendredi aussi, passage du patient qui doit avoir une greffe de foie. Son bilan est mieux, enfin, moins pire,TP à 47 %, il n'a plus d'anémie.
Il a eu un deuxième épisode de ligatures de varices oesophagiennes mercredi, un troisième passage est prévu, ainsi que la consultation de bilan initial pour
l'éventualité de la greffe.
Il me signale qu'il a comme "un truc quand il avale", désagréable mais pas vraiment douloureux. Il rattache ça au fait que lors de la 1° intervention on lui a prescrit de l'anti-reflux, et pas
cette fois. Moi aussi.
Je lui dis qu'ils ont dû oublier, ou croire qu'il en avait encore. Prescription. Prolongation de l'arrêt de travail.
Au moins, je ne suis pas allé à la réunion de samedi pour rien.
J'ai pu comprendre pourquoi et comment les Britanniques ont réussi à augmenter considérablement leurs dépenses de santé, sans obtenir de résultats concrets et mesurables sur le niveau de santé de
leur population.
Rappellons tout d'abord que si l'on prend les critères composites de l'OMS (organisation mondiale de la santé), la France est dans le groupe de tête avec le Japon,
la Suède, le Danemark. Si l'on choisit un seul critère, le plus pertinent est sans doute "l'espérance de vie en bonne santé", et la France est également dans le peloton de tête, en 3° position
après le Japon (encore eux !) et l'Australie. La Suède est 4°, quasi à égalité. Nos britanniques sont plus loin.
Lors donc, nous avons eu droit à un topo d'un admirateur du système anglais. Qui nous a confirmé que le GP (médecin généraliste) gagne 3 fois plus que nous. Grâce notamment aux primes
d'objectifs, lesquels sont fixés par leur système de sécu.
Et qui sont d'obtenir tel ou tel pourcentage de patients en dessous de, ou ayant pratiqués tel ou tel test.
Par exemple, le nombre de ceux ayant fait le dépistage du cancer colo-rectal; ou le nombre de ceux ayant un dosage de LDL dans l'année en prévention primaire.
Comme ces "machins" n'ont aucune corrélation avec la morbi-mortalité totale (= l'espérance de vie en bonne santé), nos voisins ont donc réussi à passer de 6 à 9 % du PIB en dépenses en 15
ans, sans porter leur niveau de santé à égalité de la Suède, du Danemark, ou de la France.
Voilà que le pays d'origine du rasoir d'Occam se met à fonctionner selon les bons vieux principes du pays de la Logique et de la Raison Pure !
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