Vu hier m. G., 53 ans, patient habituel, hypertendu, venu avec sa femme pour vomissements de sang cette nuit et ce matin.
C'est un alcoolique, totalement dépendant, il boit 3 à 4 litres de vin par jour. Ses bilans biologiques sont mauvais. Il a arrêté plusieurs fois, tenu quelques mois, avant de replonger de
plus belle.
Il n'y a pas à chercher bien loin : sang rouge, puis noir, il s'agit de varices oesophagiennes, bien sûr dues à l'alcool.
A l'examen, pas de signe d'anémie ou de décompensation, le pouls est à 75, la tension à 125/80.
Je tente de le persuader d'aller à l'hôpital, il refuse obstinément. Je vais passer vingt minutes à plaider, en vain. En désespoir de cause, je prends rendez-vous pour vendredi auprès d'un
gastro-entérologue afin de faire faire une gastroscopie.
Une heure plus tard, j'ai un coup de fil de la fille aînée : il a eu un nouvel épisode de vomissements sanguins, et cette fois un malaise. Sa femme l'a appellée elle, elle a embarqué tout le monde
aux urgences, elle me prévient de là-bas.
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