Lu dans la presse professionnelle un article très intéressant sur l'hépatite C en Egypte.
Ce pays est en efet le plus touché au monde, avec une prévalence de 10% (8 millions des personnes touchées), chiffre qui atteint les 45% dans certaines zones rurales pour les plus de 40 ans. Et ce
alors que la prévalence du sida est faible, environ 1%. L'hépatite C est responsable dans le pays de 18 000 morts par an.
Pour les épidémiologistes, tout nait à l'occasion des campagnes massives de traitement contre la bilharziose dans les années 1960 - 1980. Le traitement reposait sur des injections intraveineuses
répétées toutes les semaines, avec un matériel stérilisé à l'eau chaude.
Sur une base de contamination ainsi élargie, transfusions, actes chirurgicaux, ont encore accentués le problème.
Mais pour les chercheurs, il pourrait y avoir également une question de susceptibilité génétique, l'analyse des cas familiaux mettant en évidence des concordances. Cela devrait permettre de cibler
des recherches sur des zones précises de l'ADN des souches virales.
Par ailleurs, alors qu'en Europe, 30% des cas de primo-infection se terminent par l'élimination du virus, ce chiffre est de 40% en Egypte. Trouver les voies immunologiques efficaces serait
évidemment une avancée majeur pour la découverte d'un vaccin.
Enfin, une étude montre que pour les patients non spontanéments guéris six mois après la primo-infection, un traitement court en monothérapie par interféron est efficaces en trois mois dans 80% des
cas.
L'agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales vient d'ouvrir un site en Egypte en coopération avec les organismes de santé égyptiens, pour d'une part développer
des plans de prévention et de traitement, et d'autre part renforcer la recherche.
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