Vu hier m. T., 43 ans, patient habituel, pour suivi de son traitement.
En l'occurence, il s'agit d'un ancien toxicomane, sous traitement de substitition depuis des années, passé au dfil du temps de 16 mg de buprénorphine par jour à 4 mg, et qui n'arrive pas à
descendre et/ou arrêter.
Il est donc équilibré à ce dosage pour l'instant, j'ai tendance à penser, sans doute à vie, mais bon. Au moins, il a une vie "normale" grâce à cela.
Le problème est fort simple : on ne peut prescrire plus de quatre semaines. Et il va partir en vacances. Et moi aussi.
Et beaucoup de confrères refusent de prescrire buprénorphine ou methadone.
Donc comme toutes les années, nous voilà amenés à jongler, en faisant une ordonnance à l'avance, au jour prévu du renouvellemnt théorique.
Charge pour m T. de bien mettre cette ordonnance de côté.
Visiblement, nos brillants décideurs n'ont jamais pensé à ce problème; à moins qu'ils ignorent que la plupart des patients traités dans ce cadre travaillent, vivent en couple, ont des gamins, une
vie banale, standard. Ou bien ils ne veulent voir que la minorité qui détourne l'usage du produit, l'injecte, le revend.
Et ne parlons pas des cas des patients qui veulent aller à l'étranger : délivrance en une fois, nécessité de garder l'ordonnance.
Tiens, je ne sais même pas si on peut rentrer aux USA avec ça !
Commentaires