Le blog d'un toubib médecin généraliste
Revue hier mme L., 26 ans, patiente habituelle, pour renouvellement de sa pilule.
Après la naissance de sa fille, elle avait choisi le stérilet comme moyen de contraception, alors qu'elle avait toujours utilisé une pilule précédemment.
Et là, pendant presque deux ans, quasiment tous les mois, mycose vaginale.
Sa gynécologue lui soutenant que ce ne pouvait être le stérilet, lui a fait tenter traitement sur traitement, sans succès.
Elle avait alors consulté une autre gynécologue, en prétendant arriver sur la région et vouloir un deuxième enfant pour justifier le retrait du stérilet !!!
Puis elle était venue me consulter, alors que je la voyais pour tout sauf la gynéco, pour "renouvellement" de sa pilule, celle qu'elle prenait avant le stérilet, Minidril° en l'occurence (notée
en générique, de fait).
C'est quelques mois plus tard qu'elle me pose la question des mycoses, et comme je m'étonne, étant donné qu'elle ne m'en avait jamais parlé, elle m'explique toute l'histoire.
Le plus étonnant pour moi, cela a été comme à chaque fois dans ce genre de chose, ce rapport de force entre gynécologue et patientes. Beaucoup de femmes suivent, notamment en retournant sans raison en consultation tous les ans, les avis de leur gynéco aveuglément.
Après les mensonges sur les pilules 3° génération, après ceux sur les traitements hormonaux de la ménopause. Mensonges consciencieusement relayés par la presse féminine.
Si les femmes se décidaient à suivre le bon sens et les données de la science conjugués, il est clair que les gynéco auraient le plus grand mal à prétendre être complet et
archi-complet sur six mois -)
Et que le nerf de la guerre les pousseraient à faire un peu moins de terrorrisme intellectuel.
Bon, je caricature, bien sûr. Mais pas tant que cela.
Non effectivement, très peu..
Commentaires