Le blog d'un toubib médecin généraliste
Ils ne sont pas nombreux, en outre, comme je prescris essentiellement, à plus de 85%, en DCI (nom chimique du médicament), c'est au patient de voir ça directement avec son
pharmacien normalement.
Mais il y a par exemple mme P., 75 ans, patiente habituelle, qui soutient mordicus que les génériques "ne lui vont pas", et qui me demande des prescriptions en princeps, et me le rappelle à
chaque fois de peur que je n'oublie. Alors que de toute façon, c'est noté dans le ventre du bestiau informatique à "ordonnance standard", et que cela ressort évidemment toujours pareil, mais
bon.
Il y a des plus jeunes aussi qui récusent les génériques : moins nombreux, sur des prescriptions plus ciblées. Cela concerne alors plus volontiers les antidépresseurs et les
anxiolytiques.
Il est vrai qu'il y a eu quelques gags de biodisponibilité au début sur certains (je pense notamment au cas du Xanax°/Alprazolam), qui n'étaient donc pas réellement équivalents.
Mais comme globalement, concernant mes patients, c'est plutôt rare, une journée comme hier où j'en ai quatre qui me font la remarque, c'est notable.
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