Le blog d'un toubib médecin généraliste
Vu hier m. Y., 30 ans, patient habituel, pour prolongation d'arrêt dans le cadre d'un accident du travail : tendinite du poignet gauche après écrasement par un objet lourd. Il est
magasinier.
Il a été vu en première intention en hospitalier, la fracture paraissant certaine. Et bien non, mais il a été quand même bien arrangé. Il a alors bénéficié de 5 jours d'arrêt, avec traitement
anti-inflammatoire et orthèse pouce/poignet.
Quand je le vois, il y a encore un bel oedème, sur la face postérieure, de la base du pouce jusqu'à la limite tiers moyen/tiers inférieur du bras.
Il faut donc continuer le traitement, on prolonge l'arrêt, et je lui dit qu'il va falloir refaire une radio à la recherche d'un éventuel trait sur le scaphoïde passé inaperçu. Il me dit que le confrère hospitalier l'avait informé de la chose.
La rédaction des ordonnances, courrier, certificat achevée, il sort son chéquier. Je lui rappelle qu'il n'a pas à payer, on voit ça directement avec la caisse de sécu.
Enfin, en théorie.
Parce que personnellement, comme pour obtenir le paiement des consultations en accident du travail, il faut souvent (presque toujours) réclamer à plusieurs reprises, j'ai arrêté il y a quelques
années d'adresser les notes.
Le pire du pire dans les traitements de ces dossiers, c'est la fonction publique territoriale et les hôpitaux : il leur manque toujours quelque chose.
Marre de perdre mon temps, pas d'envoi. Perte minime, peut être 6 consultations par mois en moyenne, et le plaisir toujours renouveller des appels des services liquidateurs, censés nous payer en
temps et en heure, qui s'inquiètent de ne pouvoir clore leur dossier.
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