Le numéro d'octobre de la revue Prescrire, seule revue médicale en France entièrement payée par ses lecteurs, contient la suite de l'analyse des données disponibles concernant
l'efficacité de la mammographie dans le cadre du dépistage du cancer du sein.
En 2006, plusieurs compléments d'analyse et méta-analyses ont été publiées.
Concernant l'étude Malmö-I, de bonne qualité méthodologique, le complément d'analyse montre un taux de 24% de diagnostic par excès. Près d'un quart des femmes chez qui un cancer du sein a été
dépisté au cours de cet essai n'auraient pas connu l'existence de ce cancer sur 25 années de suivi sans le dépistage.
Concernant la méta-analyse du réseau Cochrane, la conclusion des auteurs va dans le même sens : "pour 2 000 femmes suivies en dépistage pendant 10 ans, 1 a sa vie prolongée. En contrepartie, 10
femmes en bonne santé, qui n'auraient jamais été déclarées cancéreuses en l'absence de dépistage, sont diagnostiquées comme ayant un cancer du sein et traitées inutilement".
Il devient plus que nécessaire de remettre tout cela à plat, et d'inventer un dépistage réellement efficace, plutôt que de persévérer dans l'erreur.
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