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Jeudi 11 octobre 2007

Vue dans la presse professionnelle une enquête menée par le Collège National des Cardiologues, et payée par les fabricants d'hypocholestérolémiants.

Leur souci, c'est que la pression monte de deux côtés : 

- d'une part les molécules les plus récentes dans la classe des statines, principaux médicaments, ne montrent pas de supériorité par rapport aux anciennes, génériquées

- et d'autre part, commencent à se poser de sérieuses questions sur le fait que les français consomment dans ce domaine 50% de médicaments de plus que les autres européens, pour un profil sanitaire comparable, et sans bénéfice démontré

L'enquête entend donc mettre en évidence que les cardios ont compris qu'ils pouvaient démarrer des traitements à faible dose, un peu moins coûteux, en fonction du LDL-C (sic).

Le problème est bien évidemment ailleurs. Pour être précis dans l'indication même du traitement, et les niveaux de preuves selon ces indications.

Et le taux de LDL en primaire (avant toute maladie diagnostiquée) ne fait à aucun moment partie des indications prouvées, qui se limitent au diabète, et à un taux de cholestérol total supérieur à 3 g/l. Et encore, ce avec les vieilles molécules, génériquées.

Le taux de LDL n'a même aucune corrélation prouvée avec la mortalité globale, c'est à dire l'espérance de vie.

Ni les soi-disant multiples facteurs de risque et autre pseudo syndrome métabolique.

Ce qui me ferait rire, ce serait une procédure engagée par un patient contre un grand patron de cardio pour perte de chance et défaut d'information sur une prescription par exemple d'atorvastatine (preuve = zéro, doute sur l'impact glycémique), et non de simvastatine (preuve en primaire et en secondaire).

Comment ça, mauvaise langue ?

par le toubib publié dans : médicaments, techniques, examens
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