Vue dans la presse professionnelle un article sur la répartition de la prévalence (le nombre de cas par habitant) de la sclérose en plaque en France métropolitaine suivant les
régions, étude basée sur les données Cnam de 2004, notamment les déclarations d'ALD.
Cette étude confirme le gradient nord/sud, déjà observé aux USA, et à l'échelle planétaire. En effet, plus on s'éloigne de l'équateur, plus on se rapproche des pôles, plus la prévalence (le risque,
donc) augmente. Et cela joue au cours de la vie. Ainsi, les anglais ont montré qu'un de leur concitoyen migrant avant l'âge de 15 ans en Afrique du Sud voit son risque diminuer, pour rejoindre
celui de son pays d'accueil. Ce n'est plus le cas si le déplacement se fait après cet âge.
En France, il ressort de l'étude que les variations de risque sont de plus de 40%.
Ont une prévalence inférieure à 85/100 000 les régions suivantes : Corse, PACA, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Aquitaine, Poitou-Charentes, Pays de la Loire, Ile-de-France.
Entre 85 et 100 se trouvent Rhône-Alpes, Auvergne, Limousin, Bretagne, Basse-Normandie, Haute-Normandie.
Entre 100 et 115, Centre, Bourgogne, Franche-Comté, Alsace, Nord-Pas de Calais.
Et avec une prévalence supérieure à 115, Picardie, Champagne-Ardennes, Lorraine.
On peut noter par ailleurs que lorsqu'un jumeau homozygote est atteint, le taux de concordance est de 25 à 30% au maximum, ce qui signifie bien, tout comme ces variations géographiques, que les
facteurs exogènes sont importants, sans non plus pouvoir tout expliquer.
Cette pathologie reste un mystère à de nombreux points de vue.
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