Lu dans la presse professionnelle un article au sujet de la publication de chercheurs de Toronto (Canada), concernant la différence homme/chimpanzé.
Comment expliquer en effet que ces deux là soient aussi différents avec 99% de gènes partagés ?
Les chercheurs apportent un nouvel élément de réponse : le même gène ne conduit pas nécessairement à la même protéine.
Tout provient de l'épissage alternatif, lequel concernerait 60% de nos gènes.
Le gène est lu, un ARN prémessager va être chargé de transmettre l'information pour fabrication de la protéine.
Mais au passage, il se transforme en ARN messager, et c'est là qu'intervient l'épissage alternatif.
Dans les gènes, il y a les parties codantes (exons) et les parties non codantes (introns; en gros la colle entre deux morceaux codants). L'épissage est le phénomène d'élimination des parties non
codantes, pour ne garder que le message signifiant quelque chose. Avec ce mécanisme, une région du gène lue = un message = une protéine.
C'est là qu'intervient l'option "alternatif" : l'élimination des parties non-codantes (les introns) peut s'accompagner de l'élimination de certaines parties codantes (les exons), et pas toujours de
la même façon. Ce qui multiplie évidemment les possibilités. On a alors une région lue = plusieurs messages possibles = plusieurs protéines possibles. Et le nombre peut alors varié de façon
considérable.
Les chercheurs canadiens ont montré que c'est le mécanisme d'épissage alternatif qui diffère dans 6 à 8% des cas entre homme et chimpanzé.
PS : bien sûr, en pratique clinique, ça me fait une belle jambe; mais j'ai appris quelque chose.
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