Le blog d'un toubib médecin généraliste
Hier, un cas typique qui m'énerve. M. B., inconnu, qui vient avec sa fille de 13 mois, tout aussi inconnue, pour un contrôle de l'état respiratoire.
Soyons clair, je comprends bien qu'il a été inquiet, mais il y a des limites. Et puis il pourrait se poser quelques questions aussi ...
Vendredi dernier, la gamine tousse, a du mal à respirer, un peu de fièvre, il l'emmène donc en consultation. Le confrère diagnostique une rhino-pharyngite, petit traitement de lavage de nez
et paracétamol.
D'après le père, cela s'aggrave, et il part aux urgences le samedi en fin d'après-midi, où l'on posera le diagnostic de bronchiolite (on commence à avoir
quelques cas ici).
Et il me sort donc la célèbre phrase : il a pas connu.
Je lui fais alors remarquer le délai entre les deux évènements, et le fait qu'il n'a pas recontacté le confrère.
Quand on voit les évolutions en deux ou trois heures, simplement sur les petits boutons qui disparaissent, la fièvre qui tombe, ou tout le reste ("je vous jure docteur il avait des points rouges
/ de la température / de la gratte / mal au ventre, etc"), et dans un sens comme dans l'autre ....
Et cela m'est bien sûr arrivé de nombreuses fois, sans compter celles où je dis que je ne sais pas, et que l'on sait le pourquoi du comment dans la suite des évènements. Eventuellement et pas toujours.
Bref, je présume que le confrère ne le reverra plus, et moi non plus sans doute.
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