Le blog d'un toubib médecin généraliste
Des nouvelles de m. H., revu hier (voir ici), telle qu'il me raconte la chose.
Il est donc allé aux urgences samedi, a eu deux aérosols, et est ressorti sans autre prescription au bout de trois heures.
Dimanche, re-belote : urgences, aérosol, le confrère senior juge que l'amélioration n'est pas nette, le flanque dans un lit et le met sous oxygène, en le prévenant qu'il va le garder quelques jours, et le montrer à un pneumologue.
Lundi matin, il voit "une médecin jeune" (interne, probable), qui lui demande ce qu'il fait là. Il explique, on ne retrouve pas son dossier, pas de référence à un avis
pneumologique.
A 14h, on lui dit qu'il peut sortir, on lui a pris un rendez-vous en consultation pour le 10 décembre, on lui donne une ordonnance et un arrêt de travail allant jusqu'à mercredi.
Bon.
Hier donc, il me tend l'ordonnance. Déjà, elle n'est pas à 100%, alors qu'avec son asthme, mais bref. On y indique de reprendre le traitement habituel, plus paracétamol et antibiotique pour dix
jours.
Il est certes dans un état moins pire que l'autre jour, mais je ne le vois pas reprendre son poste de magasinier.
Je lui prescris quelques jours de corticoïdes en comprimés, prolonge l'arrêt jusqu'à la fin de la semaine. Et en remets une couche sur l'arrêt du tabac.
En espérant que cela suffira. Et qu'on aura pas "les urgences, le retour" sous peu.
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