Le blog d'un toubib médecin généraliste
Le terme consacré pour un confrère qui quitte l'exercice libéral sans prendre sa retraite et sans successeur.
J'ai appris hier que deux connaissances allaient ainsi partir, l'un au 31 décembre, l'autre fin mars (il vaut mieux partir en fin de trimestre à cause des cotisations sociales).
60 et 62 ans, alors que notre retraite sonne normalement à 65 ans.
Le premier prend un poste salarié en maison de retraite, l'autre va faire des remplacements et de la régulation des appels d'urgence.
L'un a été dégoûté par deux ans de procédure de la sécu à son encontre, contrôle chronophage et créateur d'angoisse et de stress, tout cela pour finir par une demande de
remboursement d'indûs (le terme utilisé par les caisses) inférieure à 100 euros.
100 euros ! Pour le nombre d'heures qu'il y a lui passé, sans parler du contrôleur sécu ! Bonjour la rentabilité de la chose ! Et c'est fait avec nos cotisations !
En plus, le résultat, c'est donc qu'il dévisse, sans reprise du cabinet bien sûr.
L'autre confrère en a eu marre parait-il (je le connait peu) des horaires à rallonge, et des pressions de l'ordre des médecins concernant les gardes.
C'est la réalité actuelle : les anciens qui se tirent dès qu'ils le peuvent, les petits nouveaux qui pour la majorité ne veulent pas de notre pourtant si beau métier.
Positivons : comme dit un copain, l'avantage, c'est qu'on ne risque pas le chômage !
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