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Jeudi 29 novembre 2007

Parmi les rares qui m'énervent vraiment, je sais, je ne devrais pas, mais à la longue ils sont usants, il y a les patients atteints de ce que l'on nomme les TFI : troubles fonctionnels intestinaux.

Ils sont moins nombreux qu'il y a douze ou quinze ans, c'est passé de mode, comme la spasmophilie, qui a connue son heure de gloire avant de décliner.

Toutes "pathologies" sans support organique, qui sont mises en avant, souvent avec l'aide intéressée des industriels qui participent à l'invention d'un syndrome en ayant justement, comme c'est étrange, un produit miracle à caser. Et qui disparaissent, bien souvent quand la généralisation d'un examen permet de mettre en évidence l'inexistence de la chose.

Bien sûr, il s'agit d'une somatisation de la part du patient : il projette un stress sur une partie précise de son corps.

Soyons clairs : il ne s'agit pas de dire que le patient n'a rien. Il a mal, il a un problème. Mais une partie du problème est justement qu'il refuse de voir que son symptôme n'est que le mouchoir du magicien qui détourne l'attention. Et que tant qu'il ne s'attaquera pas au fond réel de la chose, tout traitement ne sera jamais que cautère sur jambe de bois.

En outre, on retrouve très souvent avec la problématique des bénéfices secondaires : être "malade" permet tel ou tel avantage, qui inconsciemment entretient aussi le problème.

Dans la plupart des cas, on a des patients avec un fonctionnement psychique bien particulier, peu observants, assez revendicatifs, et ayant assez facilement tendance à changer de médecin, dès que celui-ci leur parle de s'attaquer au fond et non à la forme.

Hier, deux cas.

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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