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Samedi 1 décembre 2007

Vu passé des comptes-rendus de réunions entre médecins généralistes et supposés gestionnaires du pataquès.

Questions à la base : comment attirer les jeunes vers la MG ? Comment mieux répartir sur le territoire ? 

Les réponses semblent assez simples, mais en même temps hors de portée de la compréhension du décideur moyen.

Décider de la répartition MG / autres spécialités : nous sommes à 30% / 70%, exactement l'inverse des autres pays à système de sécu.

Moduler le numerus selon les régions : on sait que bien souvent le médecin s'installe dans sa région d'études. Donc diminuer le nombre sur Paris et le Sud, augmenter ailleurs.

Enseigner la spécialité en fac, et en stage (bon, je dis ça, perso je me vois mal accueillir un étudiant, mes talents de pédagogue sont je le crains voisins du zéro absolu).

Mettre des moyens à disposition pour la médecine générale : dans le système actuel, quand le généraliste perçoit 100, les autres spécialistes perçoivent en moyenne 250.

Et ce sans les dépassements d'honoraires !!!

Traduit en chiffres, avec une moyenne de 4 600 actes par an dont 13% de visites à domicile, le MG moyen perçoit environ 110 000 euros d'honoraires et forfaits.

Il faudrait ajouter environ 165 000 euros annuels, en forfait préférentiellement, pour arriver à la moyenne des autres spécialités, pour un total de 275 000 euros.

Ce qui voudrait dire des moyens investir en matériel, avoir un secrétariat, etc.

Et coupler le tout à une filière de soins.

C'est ce qui fonctionne fort bien chez nos amis nordiques (Suède, Danemark, Norvège), avec des résultats de santé identiques aux nôtres, des dépenses de santé à 9,1 % du PIB, là où nous sommes à 11,1 % (chiffres OCDE).

Soit 35 milliards d'économies potentielles.

Mais nous, nous aurons mieux, n'est ce pas ? Nous aurons les franchises.

Et jusqu'ici tout va bien.

par le toubib publié dans : point de vue
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Commentaires

Rencontré un titulaire pharmacien engagé dans un parti, dont je tairai le nom. L'entretien a commencé au sujet de la démographie des professions médicales, étant lui-même engagé dans une comission à ce sujet.
Il proposait que les gens indiquent dès le début de leurs études, s'ils comptaient travailler, temps partiel ou non, médecine gé ou non, etc.
Mais d'où sortent-ils ces inepties ?!
commentaire n° : 1 posté par : Eosine le: 01/12/2007 11:36:41

Bien sur parce que te décider à 16 ans (moi je suis rentrée à 16 ans en P1) de ce que vas faire, c'est facile. Sur mes 9 ans, j'ai changé plein de fois d'avis. Je ne suis pas une girouette mais on ne se rend pas compte du tout de ce que c'est comme profession.

Et puis fermer les postes sur paris et le sud, bonne idée. Sauf que par exemple sur rouen, sur ma promo il y a 4 ans en médecine gé, nous étions 28 (suite au concours de l'internat alors que les années d'avant ils étaient 60), cette année ils sont 70, le budget n'est pas là pour les payer, il n'y a pas assez de maitres de stage pour les accueillir en stage, pas assez de place en pédiatrie et gynéco, pas d'argent pour payer les maitres de stage, il n'y a pas de professeur titulaire, pas de salle dans la fac pour assurer les quelques 6 heures de cours par mois.
Alors faudrait peut-être qu'ils arrêtent de réfléchir et aillent voir sur le terrain combien c'est difficile d'être un médecin généraliste bien formé.

Continuons sur la voie de la franchise c'est tellement plus facile

commentaire n° : 2 posté par : Cebesine le: 01/12/2007 17:27:36
je rajoute seulement, étant spécialiste, mais de sexe féminin, qu'il faut penser aux femmes spécialistes.

En effet, elles sont très pénalisées par le fait qu'elles travaillent beaucoup moins qu'un homme, et que la plupart des charges , quand à elles, sont fixes...

En conséquence, la majorité des femmes spécialistes aligne un revenu qui est de l'ordre de celui des généralistes.

Certes en travaillant moins, j'en conviens.
commentaire n° : 3 posté par : docteur m (site web) le: 03/12/2007 00:07:42
ya un truc que je voudrais vous dire depuis longtemps;

Quand 2 verbes se suivent , le deuxième se met à l'infinitif

(sauf après être et avoir, bien sur, au participe passé )

Donc on écrit : Vu passer

Si on se pose la question de l'orthographe du verbe, le remplacer par un verbe du troisième groupe.
Par exemple, cela pourrait être vu faire...

Cordialement
commentaire n° : 4 posté par : docteur m (site web) le: 03/12/2007 00:11:50
je ne sais pas taper -)   un doigt et demi, disons
et donc orthographe et grammaire ne me sont pas naturels du tout au clavier
ou alors il faudrait que j'écrive mes textes à la main et me recopie ensuite -)))

je vais tenter de faire attention, promis -)))
commentaire n° : 5 posté par : le toubib le: 03/12/2007 08:27:36

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