Le blog d'un toubib médecin généraliste
Il y a des fois, l'observance tient à des choses simples, pour ne pas dire basiques.
La présentation du médicament, notamment. Sirop ou comprimé, effervescent ou pas, arôme de la chose.
Ainsi hier, j'ai vu par deux fois la petite Anne, 8 ans, patiente habituelle.
Pathologie banale, de saison, comme on dit : toux, fièvre, maux de tête, nez qui coule. A la fin de la consultation, sirop, paracétamol, et attendre que ça passe, à la maison. L'école, avec la
tête comme une coucourde ...
Sauf que la gamine fait 32 kilos. Ce qui a son importance pour le dosage du paracétamol, que l'on répartit en 3 fois sur la journée à cet âge là (le 4 fois par jour, c'est utile et
souvent nécessaire chez les petits, après, c'est beaucoup moins vital !).
A 60 mg/kg/j, on a donc du 500 mg. Qui peut se présenter sous différentes formes. Raison pour laquelle je pose (presque) toujours la question : effervescent ? (bon, en fait je dis : avec les
bulles) comprimé ? sachet ?
La loupiote m'a demandé "les bulles" "comme mon grand frère". Prescription ad hoc, faite vers 8h15.
Et coup de fil de la mère vers 9h : Anne a vomi juste après son petit déjeuner. Allons bon. Ramenez la moi, qu'on voit ça.
Dès le début de cette deuxième "consultation", pour Anne c'est clair : c'est "le goût des bulles". Si ce n'est que ça : sachet, et me rappeler pour me dire comment ça se passe.
La mère, gênée de m'avoir dérangé pour ça, va m'appeler deux fois dans la journée pour me dire que les sachets s'avalent bien, et qu'Anne va mieux.
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