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Lundi 17 décembre 2007

Vue samedi matin mme B., 81 ans, patiente habituelle, hypertendue, pour suivi et renouvellement, 2° épisode si l'on peut dire.

Mme B. est un des rares patients pour qui je ne prescris pas en DCI (les acronymes !!! Dénomination Commune Internationale = nom chimique du médicament) mais en nom de marque, en notant qui plus est systématiquement la fameuse mention à la main "non substituable".

Ce parce qu'elle a essayé des génériques, et qu'elle s'était perdue dans les couleurs en préparant son pilulier pour la semaine, avec pour conséquence des maux de tête qui avaient beaucoup inquiété ses enfants. Elle m'avait donc demandé si je pouvais trouver une solution. Laquelle n'est a priori pas plus compliquée que cela : deux mots écrits à la main (illisibles, soit !).

Sauf que vendredi, elle vient consulter pour son renouvellement, jeter un coup d'oeil, voir le petit bilan biologique annuel, faire l'ECG non moins rituel, elle repart avec sa prescription, passe à la pharmacie, et là, loupé, on lui délivre un générique au lieu des produits habituels.

Panique ce samedi matin, elle m'appelle, je lui dit de passer : non, lecture de l'ordonnance faite, je n'ai pas oublié de mettre mes gribouillis !!!

Elle n'a même pas ouvert les boîtes, il suffira de passer à la pharmacie, on va corriger cette petite erreur et voilà !

Un quart d'heure après, coup de fil de la pharmacie, qui tient à s'excuser.

A vrai dire, ce n'est pas le genre de chose qui me vexe. Et l'erreur est humaine, non ? Tant qu'elle n'est pas plus grave que cela , hein ....

par le toubib publié dans : exercice quotidien
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